Recherche & Education

Un robot imprimé en 3D réalise les tests de dépistage du COVID-19

Une équipe de chercheurs danois a mis au point un robot capable de réaliser des tests de dépistage du COVID-19, évitant ainsi que notre personnel de santé ne soit directement exposé aux risques de contamination. Ce bras robotique a été adapté grâce à l’impression 3D afin de fonctionner en toute autonomie : plusieurs pièces ont été imprimées en 3D pour bien caler le robot et s’assurer que les tests soient effectués en toute sécurité. Le prototype a été validé il y a quelques jours après avoir été utilisé sur plusieurs personnes. Il ne manque plus qu’à imprimer en 3D les écouvillons eux-mêmes et le dispositif est parfait !

La crise du COVID-19 a révélé par bien des façons que la fabrication additive avait une importe carte à jouer dans le secteur médical, réparant des chaînes d’approvisionnement usées voire complètement rompues. Elle a permis de répondre rapidement à l’urgence et de détourner l’utilisation de certains produits comme les fameux masques Decathlon – en imprimant en 3D une sorte de valve, ils ont pu servir de respirateurs. Dans notre cas, les chercheurs de l’Université du Danemark du Sud ont imaginé une solution pour réduire le contact entre les patients et le personnel soignant, évitant alors le risque de contamination. 

Le bras robotisé est capable de placer directement l’écouvillon dans la bouche du patient

En quatre semaines, des chercheurs en robotique de l’université ont conçu ce premier prototype, un robot capable de prélever automatiquement de la salive d’un patient qui veut se faire tester dans le cadre du COVID-19. Pour permettre cette première, l’équipe a eu recours à l’impression 3D : le dispositif jetable qui permet au robot de tenir l’écouvillon est imprimé en 3D. Cela permet au bras de viser très exactement et de prélever la salive au bon endroit. Ensuite, le robot place l’écouvillon dans un verre et visse le couvercle pour sceller l’échantillon. L’un des chercheurs du projet, Thiusius Rajeeth Savarimuthu de SDU Robotics, explique : “J’ai été l’un des premiers à être prélevé par le robot. Cela s’est très bien passé. Je suis toujours assis ici ! J’ai été surpris par la douceur avec laquelle le robot a réussi à faire atterrir l’écouvillon à l’endroit de la gorge où il était censé aller, donc ce fut un énorme succès.”

Le directeur médical Kim Brixen de l’OUH (Odense University Hospital) est convaincu que ce robot peut avoir un impact considérable dans le traitement des maladies, et pas seulement du COVID-19. Il ajoute : “Actuellement, les professionnels de la santé effectuent des prélèvements de gorge pour le Covid-19 ; mais les conditions de travail peuvent être un défi. Cette tâche implique de longues journées de travail monotone. En même temps, les employés sont très demandés dans d’autres fonctions.” Cette solution pourrait donc, en plus de protéger le personnel de santé, lui faire gagner beaucoup de temps. 

Peu de détails sont donnés quant au processus d’impression en tant que tel mais on imagine assez facilement que la technologie a permis à l’équipe de trouver une solution rapide et simple à mettre en oeuvre. Elle offre également un outil sur-mesure, qui peut être fabriqué à la demande et localement. L’équipe espère en tout cas produire cette solution à plus grande échelle. Les premiers patients devraient être testés à la fin du mois de juin. Vous pouvez retrouver davantage d’informations ICI.

Que pensez-vous de ce robot capable de réaliser des tests de dépistage au COVID-19 ?  Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

Share
Publié par
Mélanie Wallet

Articles récents

Carbone et titane : Apiar relève le défi d’un boîtier de montre 100 % additif

“Impossible watches. Made possible.” : voici ce qu’on peut lire sur le site du fabricant…

15 octobre 2026

Morpho, l’imprimante UV de bureau qui dépasse les 9 millions d’euros sur Kickstarter

En 2020, un groupe d'ingénieurs a quitté DJI pour fabriquer une imprimante 3D de bureau,…

14 octobre 2026

AMinsider, le podcast de la fabrication additive, rejoint 3Dnatives

Le podcast AMinsider rejoint l'écosystème 3Dnatives afin de proposer aux lecteurs une nouvelle perspective sur…

13 octobre 2026

La future église de Neratovice sera imprimée en 3D

On est sans doute devant l’une des plus grandes églises imprimées en 3D dans le…

12 octobre 2026

Le titane peut-il flotter ? Des chercheurs australiens y parviennent grâce à la fabrication additive

Des ingénieurs de l'université RMIT, à Melbourne, ont présenté une structure lattice en titane imprimée…

9 octobre 2026

#Startup3D : Scrap Labs réduit l’impression 3D métal au format de bureau

Les imprimantes 3D métal utilisant la fusion laser sur lit de poudre (LPBF) coûtent généralement…

8 octobre 2026

Ce site utilise des cookies anonymes de visite, en poursuivant vous acceptez leur utilisation.