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Des Rafale de la Marine nationale s’équipent de pièces imprimées en 3D

Un Rafale de la Marine nationale vient d’effectuer son premier vol avec une pièce imprimée en 3D avec succès : dessinée et prototypée sur le porte-avions Charles de Gaulle, la pièce est un boîtier de commande de vidanges des réservoirs de carburant. C’est une première pour la marine qui peut ainsi compter sur la fabrication additive pour concevoir des pièces détachées rapidement et proposer diverses itérations à moindre coût. Le composant final a été imprimé en 3D par Dassault Systèmes et pourrait bien être le premier d’une longue série. 

En février 2019, le porte-avions Charles de Gaulle s’équipait d’une imprimante 3D, probablement d’une machine de bureau à dépôt de matière fondue, afin de concevoir toutes sortes d’objets pour dépanner l’équipage parti en mission. Un ravitaillement ou une réparation en pleine mer est très coûteux et long, un temps que les techniciens de la Marine nationale ne peuvent parfois pas s’offrir. La fabrication additive pourrait être une première solution : en ayant une imprimante 3D à bord du porte-avions, son équipage produirait ce dont il a besoin sur place, s’affranchissant de nombreuses contraintes.  

Plusieurs Rafale sont aujourd’hui sur le porte-avions Charles de Gaulle (crédits photo : Marine nationale)

La Marine nationale possède aujourd’hui 40 Rafale, dont 28 en ligne. C’est aujourd’hui l’avion de combat le plus moderne en service sur le territoire français. L’Etat-major des armées (EMA) explique qu’une équipe de techniciens de la Marine nationale a proposé d’utiliser l’imprimante 3D à bord du porte-avions Charles de Gaulle pour imaginer différentes pièces détachées intégrées à leur Rafale. Ils ont donc dessiné une maquette de renfort qui a ensuite été imprimée en 3D sur le bateau directement. L’EMA ajoute : Le projet est immédiatement retransmis à la Direction de la maintenance aéronautique pour analyse au sein du plateau technique central mis en place dans le cadre du premier marché verticalisé de la flotte et rassemblant les spécialistes étatiques et industriels du domaine.” Le marché évoqué concerne le contrat RAVEL obtenu en mai 2019 par Dassault Aviation et ce pour une durée de 10 ans. Celui-ci a notamment pour objectif d’assurer l’entretien des Rafale, une assistance technique et une meilleure gestion des stocks.

Après quelques jours d’études, le modèle imprimé sur le porte-avions a été adapté afin que le groupe Dassault puisse imprimer en 3D un produit fini. On ne sait pas quels matériaux et technologie ont été utilisés mais les pièces auraient été montées sur l’ensemble des Rafale embarqués dans le cadre de la mission Foch qui a débuté le 22 janvier dernier. La direction de la maintenance aéronautique (DMAé) conclut : « L’endommagement d’un aéronef en mer étant plus sévère qu’à terre, il revient à la DMAé de calculer et d’anticiper les besoins des différents aéronefs embarqués pour soutenir au mieux les équipes du porte-avions dans leur travail quotidien. » 

La pièce en question modélisée en 3D

La fabrication additive pourrait donc répondre à ces objectifs et aider les équipes à concevoir des pièces détachées plus rapidement et efficacement. On espère que d’autres Rafale pourront être équipés de pièces imprimées en 3D ! En attendant, vous pouvez retrouver davantage d’informations ICI.

*Crédits photo de couverture : Marine nationale

Que pensez-vous de l’intégration de l’impression 3D dans les Rafale de la Marine nationale ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

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Mélanie Wallet

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