C’est une première en France: une patiente a été guérie d’une blessure par balle à l’épaule grâce à une prothèse inversée imprimée en 3D. Les résultats de l’opération sont pour le moment satisfaisants et pourraient ouvrir la voie vers d’autres interventions chirurgicales intégrant les technologies 3D.
Nathalie Dufaut Danjon habite à Paris ; il y a deux ans, elle a été victime d’un accident quasi mortel. Elle a reçu une balle de fusil de chasse dans l’épaule qui est alors ressortie au niveau de son omoplate. Après quelques jours de coma et de nombreuses visites chez différents chirurgiens – 12 en 6 mois très exactement – Nathalie a trouvé une solution au sein du CHU de Dijon : le docteur Brice Viard, chirurgien d’épaule, lui explique qu’elle pourrait recevoir une prothèse imprimée en 3D.
La prothèse créée par Materialise (crédits photo: Materialise)
Les prothèses classiques ne convenaient pas à la patiente française. Elles ne permettaient pas une reconstruction de qualité : l’accident avait tellement endommagé l’épaule qu’il n’y avait pas suffisamment d’os pour fixer l’implant. C’est pourquoi Nathalie s’est tournée vers l’impression 3D et a pu recevoir une prothèse d’épaule totalement adaptée à sa situation complexe. Les applications passées montrent en effet que les technologies 3D peuvent être utiles pour soulager certains handicaps physiques : on se souvient par exemple de ce petit garçon de 4 ans qui a reçu une prothèse de main pour Noël.
Le docteur Viard a travaillé en collaboration avec Materialise pour créer la reconstruction de l’épaule de la patiente. Il a été accompagné par une équipe d’ingénieurs et de designers 3D afin de mettre au point une prothèse d’épaule inversée en titane. Celle-ci est composée d’implants “positionnés sur le versant huméral et le glénoïdien avec une plaque qui correspond à une ostéotomie de l’épine de relèvement pour corriger le cal vicieux” comme l’explique le chirurgien. Bien que nous n’ayons pas plus de détails concernant l’impression même de la prothèse d’épaule, il apparaît clairement que celle-ci n’aurait pas pu être créée avec des méthodes de fabrication traditionnelles.
4 mois après l’opération, les médecins sont très satisfaits des résultats puisque Nathalie a progressivement retrouvé une mobilité articulaire. Son corps a bien réagi aux implants, montrant ainsi le potentiel des technologies 3D dans le secteur chirurgical. Un potentiel bien perçu par la startup toulousaine AnatomikModeling qui s’est également tournée vers les technologies 3D pour créer la première prothèse trachéo-bronchique. On espère voir ces initiatives se multiplier en France!
Retrouvez plus d’informations sur le communiqué de presse de Materialise et dans la vidéo ci-dessous:
Quel est l’impact des technologies 3D sur le secteur chirurgical? Partagez votre opinion dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.
L'impression 3D s'invite une fois de plus sur les défilés de mode. Cette fois, c'est…
Formlabs annonce aujourd'hui le lancement de la Form Studio 1, une imprimante 3D résine proposée…
“Impossible watches. Made possible.” : voici ce qu’on peut lire sur le site du fabricant…
En 2020, un groupe d'ingénieurs a quitté DJI pour fabriquer une imprimante 3D de bureau,…
Le podcast AMinsider rejoint l'écosystème 3Dnatives afin de proposer aux lecteurs une nouvelle perspective sur…
On est sans doute devant l’une des plus grandes églises imprimées en 3D dans le…
Ce site utilise des cookies anonymes de visite, en poursuivant vous acceptez leur utilisation.