Pratt & Whitney, un motoriste aéronautique canadien, utilise la fabrication additive depuis plus de 25 ans pour des applications de prototypage (plastique et métal). Plus de 100.000 pièces auraient ainsi été fabriquées pour des essais de conception et/ou de production. Mais pour la première fois, plus d’une douzaines de pièces d’un moteur Pratt & Whitney sont produite en série par fabrication additive. Ce moteur, le PW1500G a été conçu pour équiper les avions de la gamme C Series de l’avionneur canadien Bombardier et entrera en service sur des vols commerciaux au cours de l’année 2015. Les pièces ainsi produites ne sont pour l’instant que des pièces non tournantes et non exposées à de fortes températures, tel que des pièces de fixation, des buses d’injection ou des collecteurs de carburant, et sont principalement réalisées en titane et en nickel.
Tom Prete, le vice président de la division ingénierie de Pratt & Whitney, indique que cette avancée a été rendue possible car sa compagnie mène des travaux sur la fabrication additive depuis les années 1980 :
« Nous avons intégré la chaîne de fabrication additive de manière verticale, nous avons ainsi notre propre source de poudre métallique ainsi que les machines nécessaires à la fabrication de pièces utilisant cette technologie innovante. En tant que leader technologique, nous nous sommes intéressé très tôt au potentiel que la fabrication additive offre pour soutenir notre gamme de technologies, et et aux bénéfices que cela peut apporter a nos clients et à l’industrie aéronautique. »
Lynn Gambill, l’ingénieur en chef du département procédés de fabrication de Pratt & Whitney, indique que la fabrication additive à permis à la compagnie de réaliser un gain de 15 mois sur la conception et un gain de 50% sur la masse de certaines pièces.
Exemple de pièce reconçue spécialement pour la fabrication additive. La possibilité de fabriquer directement des canaux de forme très complexe permet d’alléger considérablement la masse de la pièce.
Le moteur PurePower comportera des pièces fabriquées par fusion par faisceau d’électrons (EBM) et fusion laser sélective d’un lit de poudre (DMLM)
Pratt & Whitney s’est associé à l’université du Connecticut en créant le Pratt & Whitney Additive Manufacturing Innovation Center (Centre d’innovation pour la fabrication additive Pratt & Whitney) doté d’un investissement de 4.5 millions de dollars pour faire progresser la recherche et le développement sur la fabrication additive. Ce centre a pour but de repousser les limites de ce que Pratt & Whitney peut accomplir avec ce procédé.
Le CSeries CS100 de Bombardier, qui sera équipé des moteurs de Pratt & Whitney comportant des pièces métalliques produites par fabrication additive
L'impression 3D s'invite une fois de plus sur les défilés de mode. Cette fois, c'est…
Formlabs annonce aujourd'hui le lancement de la Form Studio 1, une imprimante 3D résine proposée…
“Impossible watches. Made possible.” : voici ce qu’on peut lire sur le site du fabricant…
En 2020, un groupe d'ingénieurs a quitté DJI pour fabriquer une imprimante 3D de bureau,…
Le podcast AMinsider rejoint l'écosystème 3Dnatives afin de proposer aux lecteurs une nouvelle perspective sur…
On est sans doute devant l’une des plus grandes églises imprimées en 3D dans le…
Ce site utilise des cookies anonymes de visite, en poursuivant vous acceptez leur utilisation.