Matériaux

Une poudre polyamide chargée en graphène pour l’impression 3D SLS

Le fabricant suédois Wematter annonce le développement d’une poudre chargée en graphène en collaboration avec Graphmatech. Ce matériau, compatible avec les solutions SLS de la marque, serait électriquement conducteur et pourrait ainsi répondre aux exigences de secteurs comme l’aéronautique, l’automobile ou encore les télécommunications. C’est la première fois que Wematter propose un PA11 chargé en graphène – c’est d’ailleurs une offre très rare sur le marché de la fabrication additive. Les deux partenaires suédois espèrent poursuivre leur démarche d’innovation et se renouveler dans leur proposition de valeur.

Le graphène est souvent considéré comme le matériau miracle car il est extrêmement léger et très résistant. Composé de graphite et donc d’atomes de carbone, le graphène est un matériau conducteur qui, lorsque mélangé à du plastique – ne serait-ce qu’en très petite quantité – pourrait rendre la matière conductrice à son tour. Or, le graphène présente une très bonne résistance mécanique : on pourrait donc obtenir un plastique conducteur, léger et dur. C’est donc un matériau de choix, quelle que soit l’industrie et la fabrication additive n’y échappe pas. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Graphmatec cherche à combiner matériaux d’impression 3D et graphène, plutôt tourné vers les métaux.

La solution SLS du fabricant suédois (crédits photo : Wematter)

Wematter et Graphmatec proposent donc une poudre polyamide chargée en graphène qui devraient offrir de meilleures performances en termes de dissipation électrostatique, mais aussi de blindage et une résistivité plus faible. Robert Kniola CEO & Co-Fondateur de Wematter ajoute : Avec ce nouveau partenariat stratégique, Wematter et Graphmatech seront en mesure d’offrir aux clients des secteurs des télécommunications, de l’aérospatiale et de l’automobile un avantage concurrentiel. Nous voyons un grand potentiel dans la collaboration avec Graphmatech, car ils ont une capacité avérée à développer des matériaux de pointe à base de graphène pour l’impression 3D SLS.” Rappelons que la marque suédoise a mis au point une machine de frittage laser qui se veut accessible et facile à utiliser, proposant un volume d’impression de 300 x 300 x 300 mm.

le Dr Mamoun Taher, PDG et fondateur de Graphmatech, conclut : « La poudre enrichie en graphène répondra aux besoins de certains des clients les plus exigeants des secteurs des télécommunications, de l’aérospatiale et de l’automobile. Le système Gravity de Wematter est un système SLS attrayant pour l’impression de nos poudres à haute performance enrichies en graphène. Le système innovant de manipulation de la poudre développé par Wematter rend le système Gravity très convivial, ce qui est essentiel lors de l’introduction de nouveaux produits en poudre sur le marché. » Si vous souhaitez en savoir plus sur les solutions de frittage laser de Wematter, rendez-vous sur son site internet ICI.

Que pensez-vous de cette poudre chargée en graphène ? Pourra-t-elle apporter un avantage concurrentiel à l’Industrie ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

*Photo de couverture : Poudre composite métal-graphène (crédits : Wematter)

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

Share
Publié par
Mélanie Wallet

Articles récents

Nous sommes là depuis 2014 : 3Dnatives dévoile une nouvelle identité pour la prochaine ère de l’impression 3D

Si vous vous êtes connecté sur notre site aujourd'hui, vous avez probablement remarqué que les…

24 juin 2026

Pourquoi investir dans un caisson pour votre imprimante 3D ? 

Alors que l’utilisation du procédé de dépôt de matière fondue se démocratise encore plus chaque…

23 juin 2026

TPE vs TPU : comment choisir le bon filament flexible

Lorsqu’il s’agit d’imprimer en 3D des pièces qui doivent se plier, s’étirer ou absorber des…

22 juin 2026

Endiatx et sa pilule robotique imprimée en 3D capable de diagnostiquer les pathologies gastro-intestinales

Alors que l'impression 3D médicale continue de se développer, de plus en plus d'entreprises intègrent…

19 juin 2026

Medi’Nov Connection 2026, le salon qui conçoit l’avenir de la médecine grâce aux technologies 3D

La médecine personnalisée a besoin de solutions que la fabrication additive est particulièrement bien placée…

18 juin 2026

Ce que vous devez savoir sur la nouvelle Fuse X1 de Formlabs

La semaine dernière, Formlabs a annoncé le lancement d'un nouvel écosystème SLS grand format, promettant…

17 juin 2026

Ce site utilise des cookies anonymes de visite, en poursuivant vous acceptez leur utilisation.