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Quand l’impression 3D et la robotique s’allient pour améliorer la qualité des eaux

Une étudiante a conçu un poisson-robot imprimé en 3D capable de collecter des microplastiques en « nageant ». Eleanor Mackintosh, de l’université du Surrey, a fabriqué ce poisson-robot dans le cadre d’un concours mené par des chercheurs en robotique de son université. Ces derniers ont alors offert la possibilité de transformer le projet gagnant en un prototype fonctionnel, qui a été réalisé sous le nom de « Gillbert » !

L’idée initiale d’Eleanor a débouché sur la création d’un poisson de la taille d’un saumon, doté de branchies recouvertes de mailles, grâce auxquelles « Gillbert » peut aspirer les microplastiques présents dans l’eau et les stocker à l’intérieur de son corps. La motivation de l’étudiante est née de l’inquiétude suscitée par la pollution marine et de l’eau douce. En effet, l’Angleterre a l’une des pires qualités d’eau en Europe, avec seulement 14 % des rivières en « bon » état écologique. Cette situation peut nuire gravement à la faune et à la flore, tout en constituant une menace pour les personnes qui utilisent les plans d’eau du pays. Eleanor a alors cherché un moyen d’améliorer la qualité de l’eau en alliant l’impression 3D et la robotique. Le Dr Robert Siddall, maître de conférences à l’université du Surrey, explique : « Nous ne savons pas où aboutit la grande majorité du plastique déversé dans nos cours d’eau. Nous espérons que ce robot-poisson et ses futurs descendants sont les premiers pas dans la bonne direction pour nous aider à trouver et à contrôler ce problème de pollution plastique. »

Le poisson-robot testé dans l’eau

L’alliance de l’impression 3D et de la robotique

La conception du poisson-robot s’est appuyée sur des fichiers open-source, que tout le monde peut télécharger gratuitement. Pour produire les pièces, l’équipe a utilisé une imprimante FDM, la Prusa Mini+, avec une buse de 0,4 mm. Le choix d’utiliser une imprimante « bon-marché » et de dévoiler ces fichiers accessibles pour tous était délibéré, car cela permet de rendre le robot reproductible par tout le monde. Pour produire les branchies qui piègent les microplastiques, ils ont imprimé des plaques de branchies et ont interrompu l’impression entre chaque couche pour ajouter une maille de nylon. Une fois le poisson terminé, ils l’ont testé dans des sources d’eau et ont constaté qu’il parvenait à stocker les microplastiques. Les chercheurs ont toutefois souligné que le poisson n’a actuellement aucun moyen d’analyser ces matériaux. De plus, il n’est utilisable que pour les eaux douces. L’automatisation de ce processus serait nécessaire pour en faire un outil utile pour la récupération de déchets plastiques dans les océans. Leur idée pour effectuer ces tests est un genre « d’estomac » qui contiendrait une chambre de récupération et nettoierait l’intérieur du poisson pour assurer une nouvelle collecte de microplastiques. Ce robot serait d’ailleurs d’autant plus efficace avec un microscope imprimé en 3D qui détecte les déchets plastiques des fonds marins.

Ce n’est pas la première création robotique qui est utilisée pour la fabrication additive. En effet, les bras robotisés jouent un rôle clé dans l’impression 3D car ils permettent de lutter contre les limites des méthodes à portique. Si cela vous intéresse, vous pouvez consulter notre liste de solutions de bras robotisés les plus intéressantes du marché. Si vous souhaitez en savoir plus sur le projet, vous trouverez un compte rendu complet ICI sur le site de l’université du Surrey. Si l’aspect technique vous intéresse particulièrement, vous trouverez le rapport ICI.

Que pensez-vous de l’alliance de la robotique et de l’impression 3D pour améliorer la qualité des eaux ? N’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires de l’article. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

*Crédit de l’ensemble des photos : Rob Siddall

Tom Comminge

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Tom Comminge

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