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Poietis signe un partenariat avec Servier pour bio-imprimer des tissus hépatiques

C’est une collaboration médicale 100% française qui a été annoncée hier : le spécialiste de la bio-impression Poietis et le laboratoire pharmaceutique Servier ont conclu un partenariat scientifique afin de développer et produire des tissus hépatiques, l’objectif étant de mieux détecter les lésions du foie d’origine médicamenteuse. Grâce à la technologie conçue par l’entreprise bordelaise, Poietis et Servier espèrent mieux appréhender ce qui peut provoquer des dommages au foie, particulièrement après la prise de médicaments.

Depuis 2014, Poietis a développé une méthode de bio-impression qui lui permet de concevoir des tissus vivants. L’entreprise française a travaillé avec de nombreux laboratoires pharmaceutiques et groupes cosmétiques comme L’Oréal, afin de faire progresser la recherche médicamenteuse et la compréhension de telle ou telle maladie. Après plusieurs levées de fonds réussies, elle commercialise un premier tissu humain, Poieskin, et annonce aujourd’hui un partenariat avec un géant du secteur, Servier.

Le laboratoire de Poietis

Poietis et Servier veulent produire des tissus hépatiques

Poietis va mettre sa technologie de bio-impression au service du laboratoire pharmaceutique afin de mieux détecter les lésions du foie qui peuvent avoir lieu après une prise de médicaments. Même si celles-ci sont rares, elles ne sont aujourd’hui pas bien identifiées et peuvent avoir de graves conséquences pour le patient. Servier explique que les tests sont réalisés sur des animaux et sur quelques cultures de cellules humaines mais ces tests sont trop longs et manquent de la complexité nécessaire pour être suffisamment efficaces. C’est là que la technologie de bio-impression de Poietis entre en jeu.

La directrice de la sécurité non clinique chez Servier, Nancy Claude, explique : “Ce projet permettra de faire progresser notre compréhension des mécanismes d’hépato-toxicité et d’offrir des tests pour détecter, le plus tôt possible, d’éventuels effets délétères lors du développement de nos médicaments. On peut s’attendre ainsi à une réduction des effets indésirables hépatiques chez les patients dès la phase de tests cliniques.”

Un des laboratoires Servier (crédits photo : Camy Verrier)

Poietis devrait bio-imprimer des tissus hépatiques humains complexes qui comporteraient suffisamment de cellules de foie humaines et de cellules immunocompétentes, c’est-à-dire des cellules capables de manifester une capacité immunitaire en réaction à une substance immunogène. On aurait donc une solution bio-imprimée qui se rapprocherait très étroitement d’un vrai tissu hépatique humain. Hélène Aerts, responsable de la plateforme in vitro de Biologie Servier, précise : “La possibilité qu’offre cette nouvelle technologie d’inclure différents types cellulaires au sein d’une matrice extracellulaire va permettre de recréer un véritable micro-tissu dans lequel il sera possible d’étudier in vitro les phénomènes de réponse inflammatoire et de remodelage tissulaire.” 

Un partenariat qui marque une étape importante dans le déploiement de la bio-impression dans le domaine pharmaceutique et qui devrait permettre à Poietis d’étendre davantage les applications de son procédé d’impression. Retrouvez plus d’informations dans le communiqué de presse officiel.

Que pensez-vous de ce partenariat entre Poietis et Servier? Partagez votre opinion dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

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Mélanie Wallet

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