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Photocentric pourrait concevoir 40 000 valves imprimées en 3D par semaine

Le fabricant anglais Photocentric, spécialisé dans l’impression 3D résine, vient d’annoncer qu’il avait imprimé en 3D des centaines de valves pour des appareils respiratoires en une nuit. Son objectif est de créer du volume et ainsi répondre à un besoin urgent ressenti dans les hôpitaux du monde face au Covid-19. Pour l’instant, ces valves n’ont pas été validées d’un point de vue médical : l’entreprise est en train de passer plusieurs tests. Ce qui est intéressant est surtout la capacité qu’elle a réussi à créer puisque 600 valves auraient été imprimées en 3D en une nuit sur 3 machines de la gamme Liquid Crystal. Si la même cadence est maintenue, Photocentric pourrait concevoir plus de 40 000 dispositifs par semaine !

La communauté de la fabrication additive se mobilise et a montré par bien des exemples qu’elle pouvait aider à faire face à la crise sanitaire. Le problème aujourd’hui est de pouvoir proposer des modèles 3D et des dispositifs qui soient homologués d’un point de vue médical. Beaucoup de makers et professionnels ont partagé des fichiers 3D pour concevoir des masques par exemple mais sont-ils réellement une alternative sûre pour notre personnel médical et les patients ? Ce qui est certain est que la fabrication additive peut répondre à une crise logistique et réparer des chaînes d’approvisionnement rompues. A partir du moment où une validation médicale a été obtenue, on peut imprimer en 3D toutes sortes d’outils à la demande, localement, proches des établissements de santé. 

Les valves imprimées en 3D sur la Liquid Crystal Titan (crédits photo : Photocentric)

Des centaines de valves imprimées en 3D en une nuit

Photocentric a voulu montrer qu’il pouvait aussi proposer de la quantité : le fabricant a utilisé 3 machines Liquid Crystal – la Magna, la Titan et la Maximus – et a optimisé au maximum le design de ses valves afin d’en produire le plus possible sur un seul plateau. Les imprimantes 3D auraient respectivement produit par impression 104, 171 et 220 valves verticalement. Côté temps d’impression, il a fallu compter 8 heures sur la Magna, 11h30 sur la Titan et 9 heures sur la Maximus. Photocentric précise : “Nous en avons imprimé plus de 600 pendant la nuit sur trois machines. Toutes ont un trou interne ouvert de 1 mm et, après post-traitement, elles étaient sèches, brillantes et dures. Photocentric pourrait produire plus de 40 000 de ces valves chaque semaine en utilisant les imprimantes Liquid Crystal existantes dans nos bureaux, travaillant 5 jours par semaine, imprimant 24 heures sur 24.”

L’entreprise précise que ses matériaux d’impression 3D passent actuellement des tests de cytotoxicité et de sensibilisation de la peau, réalisés par l’entreprise Covance. Ceux-ci devraient prendre environ 4 jours. A l’inverse du FDM, la photopolymérisation permet d’atteindre une résolution suffisamment élevée et d’avoir une surface lisse pour éviter que les bactéries se développent. Le problème des procédés de stéréolithographie est qu’ils proposent généralement des résines cationiques à base d’oxétane, très hygroscopiques et donc impossibles à utiliser dans le secteur médical. C’est pourquoi Photocentric propose une chimie différente, répondant à des exigences et besoins médicaux. Le fabricant aurait ajouté un agent anti-microbien à la formulation pour rendre le matériau plus sûr.

220 valves ont été imprimées en 3D en 9h sur la Maximus (crédits photo : Photocentric)

 Paul Holt, directeur général de Photocentric conclut : « Nous faisons passer des tests médicaux en urgence sur 4 grades, dont trois ont été spécialement formulés pour ces applications par nos chimistes en un temps record. La société Covance a accepté d’accélérer l’approbation de la classe 1 et prévoit de terminer d’ici la fin de la semaine prochaine. » Il faudra donc attendre le retour des tests pour savoir si ces valves imprimées en 3D peuvent être utilisées sur des appareils respiratoires et ainsi aider le secteur hospitalier. En attendant, vous pouvez vous rendre sur le site de Photocentric pour en savoir plus.

Que pensez-vous de ces valves imprimées en 3D ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

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Mélanie Wallet

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