Recherche & Education

Un ovaire bio-imprimé en 3D pour lutter contre la stérilité

En mai 2017, nous vous avions parlé de cette équipe de chercheurs de l’Université Northwestern qui avaient réussi à implanter un ovaire bio-imprimé en 3D chez une souris stérile, un premier pas intéressant pour toutes les femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfant. Il semblerait que les recherches aient bien avancé car les scientifiques auraient réussi à identifier et cartographier l’emplacement de protéines structurales dans un ovaire de porc, leur permettant alors de créer une bio-encre pour bio-imprimer en 3D l’organe féminin. 

La bio-impression est une méthode de plus en plus utilisée dans le secteur médical pour créer des structures cellulaires, avec un but clair : concevoir des organes humains fonctionnels et viables. Les progrès se font progressivement – dernièrement, on vous présentait les travaux de ces chercheurs israéliens qui ont réussi à bio-imprimer un coeur de la taille d’une cerise. Il faudra encore quelques années avant de pouvoir fabriquer des organes sur-mesure mais les expérimentations à travers le monde sont plutôt prometteuses. C’est d’ailleurs le cas pour cet ovaire bio-imprimé en 3D. 

En 2017, une souris stérile a pu donner naissance à une portée grâce à un échafaudage imprimé en 3D (crédits photo : Anne-Christine Poujoulat, AFP)

L’objectif des chercheurs serait d’utiliser les protéines structurales de l’ovaire pour développer une bio-encre qui serait alors employée dans la création d’un échafaudage biologique. Celui-ci pourrait permettre à des oeufs et des cellules productrices d’hormones de se développer. Le Dr Laronda, une des scientifiques qui mène le projet, explique : “Les protéines structurales d’un ovaire de porc sont du même type que celles trouvées chez l’homme, ce qui nous donne une source abondante pour concevoir une bio-encre plus complexe pour l’impression 3D d’un ovaire à usage humain. Nous avançons progressivement vers le rétablissement de la fertilité et de la production d’hormones chez les jeunes femmes qui survivent au cancer infantile mais qui sont alors ménopausées très jeunes. Il reste encore plusieurs étapes à franchir et nous sommes ravis de tester nos nouvelles encres.” Une fois implanté, l’ovaire artificiel répondrait aux signaux naturels de l’ovulation, permettant une grossesse.

La méthodologie utilisée par l’équipe pourrait servir à identifier d’autres types de protéines, facilitant ainsi la création de nouvelles bio-encres pour tel ou tel organe. Les chercheurs espèrent en tout cas que leurs travaux en inspireront d’autres ! L’ensemble de la recherche a été publiée dans Scientific Reports.

Le Dr Laronda est l’une des scientifiques de ce projet

Que pensez-vous de cet ovaire bio-imprimé ? Peut-il permettre de réduire la stérilité ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. N’hésitez pas à nous suivre sur Facebook ou Twitter !

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

Share
Publié par
Mélanie Wallet

Articles récents

Des propulseurs imprimés en 3D dans l’espace regagnent la Terre

L’ISS vient d’envoyer sa cinquième pièce imprimée en 3D à bord du laboratoire Columbus. Il…

7 octobre 2026

WEBINAIRE : passez à la production industrielle sans compromettre votre budget

Pendant longtemps, la technologie Multi Jet Fusion a été réservée aux grands sites de production…

6 octobre 2026

Des chercheurs de l’UWE Bristol cultivent des rubis et des saphirs dans du platine imprimé en 3D

05Une équipe du Centre for Print Research (CFPR) de l’University of the West of England…

5 octobre 2026

Nike utilise l’impression 3D pour rendre la combinaison de Keely Hodgkinson plus aérodynamique

Et si quelques millimètres de matière imprimée en 3D suffisaient à gagner du temps sur…

2 octobre 2026

Résistance à la rupture et à la fatigue démultipliée : un élastomère imprimable en 3D surprend par ses propriétés

À l’école Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), des chercheurs ont découvert qu’une encre élastomère originellement…

1 octobre 2026

Škoda partage des fichiers 3D pour personnaliser votre voiture

Škoda a récemment partagé une collection de fichiers 3D pour personnaliser l’intérieur de ses voitures…

30 septembre 2026

Ce site utilise des cookies anonymes de visite, en poursuivant vous acceptez leur utilisation.