Art & Design

Otrivin Air Lab, un laboratoire pour transformer la pollution de l’air en filament d’impression 3D

Si vous passez à Londres cet été, on vous recommande vivement d’aller visiter le Otrivin Air Lab mis en place par ecoLogicStudio et Otrivin. Il s’agit d’un showroom qui cherche à transformer la pollution de l’air et le CO2 en biomasse pouvant ensuite être utilisée pour concevoir des objets. Et si on vous en parle aujourd’hui, c’est qu’une partie de cette biomasse est transformée en filaments d’impression 3D, employés ensuite pour produire toutes sortes d’objets de décoration. L’objectif des deux partenaires est de diminuer l’impact de la pollution urbaine sur la santé respiratoire et proposer un cercle plus vertueux à travers une revalorisation du dioxyde de carbone et de nos déchets. 

Le CO2 est aujourd’hui un élément essentiel de notre vie, notamment pour les plantes qui l’absorbent pour pouvoir créer de l’oxygène. Il est vrai que le dioxyde de carbone a une image plutôt négative car souvent associée à la pollution de l’air – on cherche alors à trouver des solutions pour purifier l’air, et parfois, celles développées sont très nocives pour notre environnement sur le long terme. C’est là qu’intervient le projet Otrivin Air Lab : il s’agit de voir si on ne peut pas utiliser cet air pollué et le CO2 et les revaloriser pour créer des produits durables. 

Crédits photo : NAARO

Otrivin Air Lab est un espace entouré d’une structure en bois dont les murs enferment 12 photobioréacteurs. Ce sont des récipients en verre  d’un mètre de haut qui contiennent des litres de microalgues synthétiques vivantes, capables d’absorber le CO2 et de rejeter l’oxygène. Ce faisant, ces algues viennent créer de la biomasse. Celle-ci est récoltée et transformée en bioplastique, en caoutchouc et en filament d’impression 3D – c’est bien évidemment ce dernier point auquel nous sommes sensibles. 84 grammes de biomasse sont produits chaque jour – le mur absorberait en effet 240 grammes de CO2 pour 180 grammes d’oxygène libéré.

Jusqu’au 17 septembre, les parties prenantes du projet analyseront et répertorieront les différents matériaux produits grâce à la récolte de cette biomasse. Les visiteurs de l’exposition peuvent d’ailleurs participer à cette récolte et ainsi contribuer à la réduction de la pollution dans l’air. On ne sait pas comment les filaments sont créés, ni quelles sont les applications imaginées ensuite, mais il est intéressant de voir une nouvelle fois comment la fabrication additive permet de revaloriser des déchets. Ce sont des imprimantes 3D FDM Ultimaker qui sont en tout cas utilisées pour déposer couche par couche la matière revalorisée.

Des objets plus durables sont alors conçus (crédits photo : NAARO)

Vous pouvez donc vous rendre au Otrivin Air Lab, situé au Building Centre à Londres, et ce jusqu’au 17 septembre. Vous pouvez aussi retrouver davantage d’informations ICI. Que pensez-vous de ce projet ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

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Mélanie Wallet

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