News

La fabrication additive au service de l’orthopédie

La fabrication additive est à l’origine de plusieurs prothèses et orthèses qui ont facilité le quotidien de personnes handicapées : que ce soit pour les bras ou les pieds, les initiatives ne manquent pas. Nous nous sommes intéressés à un acteur allemand cette fois-ci, plus medica OT, qui fabrique des orthèses médicales grâce à l’impression 3D.

Le fabricant allemand s’est rapidement rendu compte des différents défis que posait l’orthopédie notamment les orthèses médicales. Chaque pied est unique et apporter une assistance aux personnes ayant perdu la mobilité est un véritable challenge car il faut concevoir, pour chacune, une orthèse différente. Le sur-mesure a un coût plus élevé , surtout quand il doit répondre à des besoins thérapeutiques. Les méthodes de fabrication traditionnelles (moulage, formage, modelage et fraisage) atteignent rapidement une limite. La production d’une orthèse est chronophage, surtout quand celle-ci doit remplir plusieurs fonctions car il faut alors assembler toutes les pièces manuellement.

C’est pourquoi plus medica OT s’est tourné vers la fabrication additive : cette méthode de fabrication lui permet de concevoir des orthèses sur-mesure plus facilement et rapidement. L’entreprise a voulu se concentrer sur la forme et la fonction de l’orthèse et a alors fait appel à EOS, un des leaders allemands sur le marché de l’impression 3D.

EOS fournit tous les systèmes et les matériaux nécessaires à plus medica OT pour fabriquer ses orthèses et lui offre une assistance dans le processus de développement. Ainsi, plus media OT bénéficie d’une réelle expertise et améliore sa performance finale. Alexandre Hulk, Responsable Produits chez plus medica OT, affirme : « Nous avons bénéficié des conseils et des solides compétences de notre partenaire EOS, notamment dans le choix du matériau le plus approprié. »

Plusieurs étapes sont alors nécessaires pour fabriquer une orthèse. C’est d’abord un technicien orthopédique qui conçoit un moulage en plâtre. Le modèle est ensuite réalisé directement sur le plâtre puis envoyé à plus medica OT pour être scanné en 3D. Le fabricant allemand peut alors concevoir la prothèse sur un logiciel CAO et le transmettre à son partenaire EOS. L’orthèse est imprimée depuis une imprimante P 396 par un procédé de frittage sélectif laser. L’imprimante utilise un polymère à base de nylon, caractérisé par sa rigidité et sa résistance aux chocs. Cela empêche de fendre ou de casser l’orthèse ce qui diminue fortement les risques de blessure pour le patient.

L’imprimante EOS P 396

Grâce à cette méthode de fabrication additive, l’orthèse finale peut facilement être reproduite. C’est très utile pour les prothèses pour enfant. Etant en pleine croissance, ils doivent souvent
la changer. Or, l’impression 3D permet de copier l’originale en modifiant la taille mais en conservant sa qualité initiale.

L’orthèse peut aussi être plus esthétique si le patient le désire : il est très facile d’ajouter du vernis ou une teinture pour changer de couleur sans retarder le processus de production. Une orthèse imprimée en 3D est « nettement supérieure aux orthèses traditionnelles en termes d’ajustement, de confort de port et d’esthétique » selon Alexandre Hulk.

La fabrication additive peut-elle bouleverser l’orthopédie? Partagez votre opinion dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

Voir les commentaires

  • Pourquoi ne pas faire ça en France ? Ah oui je sais ! Surement que le prix de production ne rentre pas dans le remboursement sécu :) effet d'annonce sans intéret et ne respectant pas le modèle économique de notre pays.

Share
Publié par
Mélanie Wallet

Articles récents

Et si le futur de l’impression 3D se trouvait dans votre cuisine ?

Des chercheuses de l'Université Chalmers (Suède) ont développé un matériau biodégradable pour l'impression 3D à…

12 juin 2026

Les fichiers 3D pour célébrer la Coupe du monde 2026

La Coupe du Monde est lancée ! Alors que le plus grand tournoi de football…

11 juin 2026

Que peut-on espérer du Formnext 2026 ?

Formnext 2026 approche à grands pas. Ce 9 juin, les vice-présidents de l'événement, Sascha F.…

10 juin 2026

Imprimer du verre en 3D à température ambiante : mythe ou réalité ?

Le verre est un matériau qui nous entoure au quotidien et que l’on retrouve sous…

9 juin 2026

26 poussins éclos dans des œufs imprimés en 3D : va-t-on vers la résurrection du dodo et du moa ?

Ramener à la vie des oiseaux disparus grâce à l’impression 3D, voilà le pari de…

8 juin 2026

Novak Djokovic arbore une veste en vraie terre battue avec un loup imprimé en 3D à Roland-Garros

Le tournoi de Roland-Garros 2026 se termine dans quelques jours, mais nous ne pouvions pas…

5 juin 2026

Ce site utilise des cookies anonymes de visite, en poursuivant vous acceptez leur utilisation.