Imprimantes 3D

Orchid 3D, la machine qui combine fabrication additive et moulage par injection

Une startup basée dans le Tennessee, Collider, a développé une imprimante 3D multi-matériaux qui combine l’impression 3D et le moulage par injection. Voici la Orchid 3D qui imprime d’abord l’enveloppe extérieure d’un objet avant de le remplir d’un mélange de poudres métalliques et d’un liant liquide.

La fabrication additive permet de créer des formes plus complexes mais le moulage offre des surfaces plus lisses et des pièces plus solides. Quelle méthode faut-il alors privilégier? Un choix qui peut parfois être difficile à faire. C’est pour cela que Collider a souhaité combiner ces deux méthodes afin de créer des pièces à géométrie complexe rapidement tout en conservant la solidité et la versatilité des matériaux offerts par moulage par injection. L’Orchid 3D pourrait bien être la solution idéale.

L’imprimante Orchid 3D

La startup organise actuellement un programme de beta testing pour son imprimante Orchid 3D, une machine qui devrait combiner la fabrication additive et le moulage par injection. L’Orchid 3D serait capable de produire des objets très lisses en argent, acier inoxydable, silicone et cuivre.

Tout comme une imprimante 3D classique, l’Orchid a besoin d’un modèle 3D. Mais elle ne fait pas appel à de la découpe par exemple parce que la machine n’imprime que l’enveloppe extérieure de l’objet. Cette coquille, imprimée dans un matériau dissolvable, fait office de moule pour l’objet final. Ce dernier n’est pas imprimé en 3D. L’Orchid 3D utilise une cartouche, un mélange de poudres métalliques et d’un liant liquide, et l’incorpore dans le moule imprimé en 3D directement après impression.

L’équipe Collider

Ces cartouches peuvent contenir d’autres matériaux : Collider en a déjà développé plusieurs. La startup a développé des mélanges de caoutchouc et deux de polyuréthane ainsi que de l’acier et du cuivre.

La dissolution de l’enveloppe imprimée en 3D

Une fois que le moulage par injection est terminé, l’enveloppe extérieure imprimée en 3D peut être retirée, il suffit de la dissoudre dans de l’eau chaude. La partie en métal à l’intérieur est ensuite chauffée à très hautes températures ce qui permet de fritter le métal et de brûler le liant en résine.

La pièce finale est un objet en métal qui possède les différentes caractéristiques liées aux techniques de moulage par injection mais dont la forme est rendue possible grâce à l’impression 3D. Le résultat est également plus rapide à obtenir précise la firme.

Si vous souhaitez rejoindre le programme de beta testing, vous pouvez vous inscrire ici. Les machines beta devraient être livrées à la fin de cette année.

Pour en savoir plus sur le procédé de fabrication, regardez la vidéo ci-dessous:

Que pensez-vous de la Orchid 3D ?Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

Voir les commentaires

  • Procédé intéressant, mais faites attention à ce que vous écrivez :
    1/ Pas de moulage par injection ici, mais du "casting" où une résine bi-composant est coulée dans un revêtement imprimé en SLA DLP. La résine va réagir et se solidifier, pour qu'ensuite la pièce de revêtement puise être retirée (soluble)
    2/ Pas de multi-matériaux ici - la pièce aura la matière qui aura été coulée dedans.
    3/ C'est un procédé courant en plasturgie (utilisation de silicone généralement pour les moules), mais original avec l'emploi du SLA DLP. Idem pour l'aspect métaux, qui n'est pas encore développé pour la Orchid (cf. leur site / articles et forums en parlant).
    Enfin, et j'invite, le moulage par injection a comme grand intérêt de faire un moule qui sera réutilisé pour produire une vaste quantité de pièces. Ici le "moule" est perdu à chaque pièce réalisée. Et cela sans parler de la cohésion structurelle de la pièce mise sous pression et température en injection...

Share
Publié par
Mélanie Wallet

Articles récents

Des chercheurs impriment en 3D un guide sur mesure pour aider les débutants à jouer du shakuhachi

Des chercheurs de Science Tokyo ont conçu et fabriqué en 3D un dispositif qui reproduit…

25 septembre 2026

Les imprimantes 3D alimentaires du marché

L'imprimante 3D alimentaire pourrait-elle trouver sa place dans votre cuisine ? De plus en plus,…

24 septembre 2026

De l’impression 3D sur les plages : plus de 1 000 pièces habillent un front de mer

L’été s’est achevé hier mais un vent de vacances flotte encore dans l’air avec ces…

24 septembre 2026

Le système de vision basé sur l’IA du LLNL détecte les défauts d’impression en direct

L'écriture directe à l'encre fait partie de ces technologies d'impression 3D dont le processus peut…

23 septembre 2026

Bambu Lab dévoile son premier graveur laser quelques jours après sa condamnation au profit de Stratasys

Bambu Lab vient de passer une semaine difficile devant les tribunaux. Le 17 septembre, un…

22 septembre 2026

Grâce à l’IA, une résine 3D s’étire jusqu’à 6 fois sa longueur sans casser

A-t-on trouvé un moyen rapide et efficace pour développer de nouvelles résines pour l’impression 3D…

22 septembre 2026

Ce site utilise des cookies anonymes de visite, en poursuivant vous acceptez leur utilisation.