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Avec le projet Optimus, l’Armée de Terre déploie l’impression 3D sur les zones d’opération 

Depuis plusieurs années maintenant, l’armée française a recours aux technologies 3D pour différentes missions opérationnelles. Et avec le projet OPTIMUS, les usages de la fabrication additive au sein des forces françaises devraient s’intensifier. Portée par le MCO Lab Terre, une unité dédiée à la Maintenance en Condition Opérationnelle, cette initiative a pour but de permettre aux militaires de déployer l’impression 3D sur n’importe quelle zone d’opération afin de fabriquer rapidement des pièces de rechange. Un projet qui rappelle les différentes actions de l’US Army, qui a également fait appel à la fabrication additive pour fabriquer des pièces de rechange mais aussi pour bâtir des casernes

Grâce à l’impression 3D, l’Armée Française souhaite concevoir des pièces à partir de polymère, mais principalement à partir de métaux. De par les bénéfices de la fabrication additive, le MCO Lab Terre explique être en mesure de fabriquer des pièces plus résistantes et très rapidement. Le commandant Anthony, chargé du projet OPTIMUS au sein du MCO Lab Terre confie que déployer des imprimantes 3D au coeur des zones d’opérations permettra « d’éviter de faire appel à un fournisseur pour commander une pièce permet de gagner des délais sur la disponibilité technique opérationnelle des véhicules, qui impacte directement la capacité opérationnelle des forces. »

Les troupes françaises ont également collaboré avec Hava3D dans le passé.

L’intérêt de la fabrication additive sur les sites opérationnelles 

En optant pour la fabrication additive, les forces françaises s’assurent de palier aux problèmes de chaine d’approvisionnement, qui sont très fréquents dans les zones opérationnelles. Et ce, grâce aux fichiers 3D. En effet, les fichiers CAO permettent de se passer des catalogues des industriels et offrent aux utilisateurs de la technologie la possibilité de concevoir des pièces à la demande. De plus, l’impression 3D donne l’occasion aux militaires de fabriquer différentes pièces à faible coût, une aubaine pour les forces armées, les pièces demandées étant souvent relativement chères. 

Pour le moment, l’Armée Française n’a pas dévoilé les imprimantes 3D qui seront utilisées ni quelles seront les zones exactes où la fabrication additive sera déployée. Néanmoins, les troupes françaises ont confirmé avoir déjà testé les performances de la fabrication additive en zone opérationnelle. Depuis 2019, les technologies 3D seraient notamment utilisées au Mali. En clair, si à l’heure actuelle le projet OPTIMUS n’est pas encore totalement développé, ce type d’initiative témoigne de la popularité croissante de l’impression 3D. 

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Crédits photo de couverture : Frédéric Petry / Hans Lucas via AFP  

Philippe G.

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