Art & Design

OpenFlexure, un microscope open-source à imprimer en 3D

Les microscopes professionnels utilisés dans les laboratoires sont généralement très chers, c’est pourquoi de nombreux établissements d’enseignement n’ont pas les moyens de les acheter. Parallèlement à la tendance du DIYDo It Yourself – on observe une nouvelle culture de collaboration et de partage qui se développe chaque jour. C’est le cas du projet OpenFlexure, présenté par Joel Collins et Richard à l’université de Bath au Royaume-Uni. Dans le but d’offrir une solution efficace aux écoles, laboratoires et universités, ils ont développé ces microscopes open-source qui peuvent être créés grâce à l’impression 3D, pour moins de 20 dollars.

La fabrication d’un microscope haut de gamme peut coûter des centaines de dollars. Cependant, l’un des principaux avantages de l’impression 3D est qu’elle permet de réduire les coûts de production en petites séries. Tant en termes de coûts initiaux que de maintenance des équipements, OpenFlexure est un microscope accessible à tous. Pour seulement 18 dollars, il couvre le coût du plastique imprimé, d’un appareil photo et de quelques accessoires de fixation. Collins explique : « Nous voulons que ces microscopes soient utilisés partout dans le monde : dans les écoles, les laboratoires, les cliniques et même les maisons, s’ils y a des plus curieux. Il suffit de le fabriquer et de commencer à l’utiliser. Et nous voulons qu’il soit abordable. »

Trois versions du microscope OpenFlexure

Comment fabriquer son microscope OpenFlexure ?

Si vous souhaitez vous lancer dans la réalisation de ce projet, voici ce que vous devez savoir avant de commencer. L’OpenFlexure est un instrument de laboratoire entièrement automatisé (grâce à un Raspberry Pi) avec positionnement motorisé de l’échantillon et contrôle de la mise au point automatique. Sa méthode de conception le rend adapté aux petits espaces, tels que les écoles ou les maisons. En plus de ses fonctions principales, vous pouvez le personnaliser avec un éclairage par trans et épiluminescence, l’imagerie par contraste de polarisation et l’imagerie par épifluorescence. Il est conçu avec une interface logicielle intuitive qui permet une utilisation simple et aisée.

La principale caractéristique d’OpenFlexure est qu’il permet un assemblage local grâce aux modèles open source. Pour cela, il est nécessaire d’imprimer en 3D les pièces du microscope : vous trouverez tous les fichiers STL ICI. N’imprimez pas tout ce qui se trouve dans le dossier STL, car il existe plusieurs configurations possibles. Le guide d’assemblage qui se trouve sur le même site web, contient des instructions sur les pièces à imprimer et la façon de les assembler. Cette conception vise à minimiser le nombre de composants nécessaires, que ce soit des pièces à imprimer ou non. La plupart des dépenses concernent le Raspberry Pi et son module de caméra. Le processus de fabrication ne nécessite qu’environ 200g de plastique et quelques écrous pour l’assemblage. Après cela, il ne reste plus qu’à télécharger et installer le logiciel pour commencer à utiliser le microscope.

Une fois les pièces imprimées, suivez bien les instructions d’assemblage

Cette initiative a déjà commencé à se développer et actuellement plus de 100 microscopes ont été produits pour des projets éducatifs et médicaux en Tanzanie et au Kenya. Bowman déclare : « Nos partenaires tanzaniens, STICLab, ont modifié la conception pour mieux l’adapter à leur marché local. Nous avons démontré une autre force clé du matériel open source : la capacité de personnaliser, d’améliorer et de s’approprier un produit. » Qu’attendez-vous pour commencer à créer votre propre microscope ?

N’hésitez pas à partager votre avis sur ce microscope open-source dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

Voir les commentaires

  • Bonjour, je trouve ce projet passionnant... cependant le fabriquer pour moins de 20€, même si on se fournis en Chine, est quasi impossible, car rien qu'une caméra Raspberry V2 dépasse ce tarif. Cela n'enlève en rien la pertinence du projet, mais un ajustement tarifaire me semble opportun.

Share
Publié par
Mélanie Wallet

Articles récents

Novak Djokovic arbore une veste en vraie terre battue avec un loup imprimé en 3D à Roland-Garros

Le tournoi de Roland-Garros 2026 se termine dans quelques jours, mais nous ne pouvions pas…

5 juin 2026

#Startup3D: MATERIAL imprime en 3D des batteries qui s’adaptent à toutes les formes

Depuis des décennies, la conception des appareils électroniques est dictée par une réalité tenace :…

4 juin 2026

Voici l’A2L, la nouvelle imprimante 3D grand volume et modulable de Bambu Lab

Bambu Lab lance l'A2L, une imprimante 3D qualifiée de « terrain de jeu créatif »…

3 juin 2026

Les meilleures machines pour recycler le plastique et créer son propre filament d’impression 3D

Qu'on le veuille ou non, l'impression 3D génère des déchets. Pièces ratées, purges entre matériaux,…

2 juin 2026

New York accueille pour la première fois l’œuvre d’Iris van Herpen

La rétrospective consacrée à Iris van Herpen fait étape à New York après Paris, Brisbane,…

1 juin 2026

ADDITIV Metals, l’évènement virtuel de l’impression 3D métallique, fait son grand retour le 10 juin !

Le marché mondial de l'impression 3D métallique devrait enregistrer une hausse de 6,02 milliards à…

29 mai 2026

Ce site utilise des cookies anonymes de visite, en poursuivant vous acceptez leur utilisation.