Et si quelques millimètres de matière imprimée en 3D suffisaient à gagner du temps sur la piste ? Nike a dévoilé la combinaison de vitesse sur mesure de Keely Hodgkinson, championne olympique du 800 mètres, qui intègre de petites pièces imprimées en 3D afin de réduire la résistance aérodynamique. L’athlète britannique l’a portée pour la première fois à l’Athlos London, où elle a remporté le 800 mètres en 1’56″80.
La combinaison est noire, intégrale, avec une capuche et le dos ouvert. Sur le tissu ressortent de petits reliefs triangulaires, en forme de delta, que Nike appelle générateurs de vortex. Il s’agit de dispositifs aérodynamiques fabriqués par impression 3D. Selon la marque, ce sont les plus rapides qu’elle ait développés à ce jour.
Pour comprendre leur rôle, il faut penser à ce qui se passe lorsqu’une personne court. L’air se détache du corps et laisse derrière lui une zone de basse pression, un sillage qui freine l’athlète. Les générateurs de vortex créent de petits tourbillons qui forcent l’air rapide circulant autour du corps à se mélanger à l’air lent qui y reste collé. L’écoulement reste ainsi attaché plus longtemps, le sillage se réduit et, avec lui, la résistance.
Les pièces ne sont pas toutes identiques. Leur taille et leur orientation varient, et leur répartition a été calculée grâce à la conception computationnelle. C’est là que l’impression 3D prend tout son sens : elle a permis de fabriquer des pièces minuscules et toutes différentes, pour une combinaison qui n’existe qu’en un seul exemplaire.
De plus, elles changent de couleur selon la lumière. « Il existe une belle et saine tension entre la fonction mathématique et l’esthétique visuelle », explique Hannah Amis, directrice du design produit Innovation Apparel chez Nike. L’équipe a passé six mois à peaufiner chaque détail aux côtés de l’athlète.
Les générateurs de vortex imprimés en 3D sont répartis sur les épaules, les cuisses, le torse et la capuche de la combinaison.
Nike n’a précisé ni la technologie d’impression 3D ni le matériau utilisés, et n’a pas non plus communiqué de détails sur la réduction de résistance obtenue.
Le reste de la combinaison suit la même logique de personnalisation : des coutures réduites au minimum, aucune fermeture et un patronage pensé à partir du corps en mouvement, et non d’une silhouette statique. Elle a été confectionnée à la main, presque entièrement au LeBron James Innovation Center de la marque.
Que pensez-vous de l’utilisation de l’impression 3D dans la combinaison de Keely Hodgkinson ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou LinkedIn !*Crédits de toutes les photos : Nike
À l’école Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), des chercheurs ont découvert qu’une encre élastomère originellement…
Škoda a récemment partagé une collection de fichiers 3D pour personnaliser l’intérieur de ses voitures…
Lorsqu’on fabrique des pièces métalliques par fabrication additive pour des secteurs exigeants tels que l’aérospatiale,…
Imprimer des pièces en pleine mer, un rêve pour beaucoup, une réalité pour d’autres :…
Des chercheurs de Science Tokyo ont conçu et fabriqué en 3D un dispositif qui reproduit…
L'imprimante 3D alimentaire pourrait-elle trouver sa place dans votre cuisine ? De plus en plus,…
Ce site utilise des cookies anonymes de visite, en poursuivant vous acceptez leur utilisation.