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myReflection se tourne vers les technologies 3D pour concevoir des prothèses mammaires

A l’occasion de la campagne annuelle de sensibilisation au dépistage du cancer du sein Octobre Rose, on vous présente une jeune pousse néo-zélandaise, myReflection, qui fabrique des prothèses mammaires grâce aux technologies 3D. Conçues à partir d’un scan 3D du sein de la patiente et d’un moule imprimé en 3D, elles sont plus adaptées à sa forme, rapides à produire et plus abordables.

Ce n’est pas la première fois que la fabrication additive intervient dans le processus de conception de prothèses mammaires ; pour ne citer qu’un exemple, on peut prendre l’entreprise sud-africaine iMedTech Group qui imprime en 3D la prothèse sur laquelle elle vient ajouter du silicone. Et si l’utilisation des technologies 3D est de plus en plus courante dans ce secteur, c’est tout simplement parce que les solutions actuelles ne sont pas adaptées à la réalité des femmes ayant subi une mastectomie. Le projet myReflection a d’ailleurs été inspiré par la compagne de Tim Carr, fondateur de la startup : après avoir été guérie d’un cancer du sein, elle était très gênée par sa prothèse assez irréaliste, qui se déplaçait au moindre contact, provoquant ainsi beaucoup d’inconfort. Son mari a donc imaginé une solution sur-mesure, plus adaptée à son quotidien. 

Le processus de fabrication d’une prothèse mammaire de myReflection

Tout commence par une numérisation 3D du torse de la femme, idéalement après la mastectomie et une fois qu’elles sont complètement guéries. L’entreprise explique que cela leur permet de numériser le sein restant afin de le mettre en miroir pour créer une correspondance. Si la patiente a subi une double mastectomie, elle peut choisir parmi les quelques modèles de sein disponible la forme qui lui convient le mieux. myReflection précise que la paroi thoracique doit également être scannée pour créer le dos de la prothèse qui se moule à la poitrine et enveloppe le torse de la patiente pour bien verrouiller le dispositif.

A partir des données 3D, myReflection vient créer un moule unique imprimé en 3D à partir de machines Ultimaker. La prothèse est alors créée à partir d’un silicone certifié ISO avec un noyau interne souple, pouvant se mouler dans le corps, sans espace ni pression. Jason Barnett, Chief Technology Officer de l’entreprise, ajoute : “Le matériau que nous utilisons pour nos prothèses est très stable, élastique et résistant à la déchirure. Il peut durer quatre ans, mais cela dépend de la patiente. En fin de compte, chaque prothèse est conçue pour être remplacée, il s’agit plutôt de donner à ces femmes un sentiment de confiance en elles.”

Les femmes reçoivent deux prothèses mammaires et un soutien-gorge adapté

Depuis février 2019, myReflection propose donc ses prothèses, vendues à environ 350 euros. Un prix qui comprend une numérisation 3D à domicile (à Auckland uniquement pour l’instant) et deux prothèses mammaires. Si vous souhaitez une nouvelle numérisation, comptez à peu près 115€. La startup espère en tout cas produire 320 unités tous les mois. Fay Cobett, la compagne de Tim à l’origine du projet – et donc la première à porter cette prothèse – conclut : “La prothèse ne bouge pas, elle ne fait pas mal, elle fait maintenant partie de moi et je ne suis même pas au courant de son existence. Le meilleur dans tout ça c’est qu’elle évolue avec moi : en vieillissant, je peux refaire un scan afin d’avoir une prothèse qui corresponde vraiment à la forme de mon autre sein”. Vous pouvez trouver plus d’informations ICI.

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Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

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Mélanie Wallet

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