Transports

La moto de Carboni e Metalli intègre des pièces imprimées en 3D en carbone, titane et aluminium

Carboni e Metalli est une jeune startup italienne fondée en 2018 qui a récemment dévoilé sa première moto, conçue grâce à la combinaison de l’impression 3D et de techniques de fabrication traditionnelles. Baptisée Lunar Project, la moto intègre quelques pièces imprimées en 3D en titane mais aussi en carbone et en aluminium dont le bras oscillant arrière ou encore la fourche à l’avant. Présentée pour la première fois aux Wildays 2019, elle a d’ailleurs remporté le prix “Best of Show”. 

Cette année, nous vous avons présenté au moins 3 projets de moto qui mélangeaient fabrication additive et procédés classiques (injection plastique ou usinage). La plus récente était la Zeus 8 de Curtiss qui intègre une soixantaine de petites pièces imprimées en 3D, le reste étant usiné. En réalité, le lien entre moto et fabrication additive est bien plus vieux ; déjà en 2016, APWorks, filiale du groupe Airbus, présentait le cadran imprimé en 3D de la Light Rider, une moto électrique plus légère. Il faut dire aussi que les technologies 3D peuvent aider les constructeurs à complexifier leurs designs tout en optimisant le poids des pièces et le processus d’assemblage. 

La moto, Lunar Project

Comme son nom l’indique, la Lunar Project est un hommage aux premiers hommes qui ont marché sur la Lune en juillet 1969. Les créateurs de Carbone e Metalli voulaient en effet rappeler cet événement historique – nous ne sommes pas tout à fait sûrs de comprendre le lien entre la moto et l’espace ; les fondateurs ont sûrement vu dans la fabrication additive une technologie innovante, historiquement au service du secteur aérospatial. Massimo Bercella, co-fondateur de Carboni e Metalli déclare : “En 1969, l’humanité a marché pour la première fois sur la Lune. Aujourd’hui, 50 ans plus tard, nous voulions rendre hommage à cet accomplissement historique en faisant ce que nous faisons de mieux dans cette partie du monde : combiner des matériaux uniques et des technologies de pointe avec un savoir-faire artisanal et un design passionné.” La startup est repartie d’un vieux modèle de moto, la KTM 250 GS, sur lequel elle a ajouté son approche futuriste. Elle a combiné des détails vintage comme un cadre en acier et un moteur à deux temps, avec des composants plus modernes, conçus grâce aux technologies de pointe comme la fabrication additive. 

Carboni e Metalli ont travaillé avec le service d’impression 3D italien BeamIT qui maîtrise aujourd’hui différentes technologies sur lit de poudre : le frittage sélectif laser, le DMLS et la fusion par faisceau d’électrons. Cela a permis à la startup de créer des composants à partir de polymère renforcé en fibres de carbone mais aussi en métal. Typiquement, le sous-cadre de la moto a été imprimé en 3D à partir de carbone, le bras oscillant à l’arrière a été conçu à partir de titane et de carbone tandis que la fourche avant a été imprimée en 3D en aluminium. Plus de composants auraient été réalisés à partir des technologies 3D mais la startup reste assez discrète. 

Le bras oscillant est en carbone et en titane

Massimo conclut : “Ce projet est une déclaration, nous voulions montrer que même un produit mature tel qu’une moto, peut être innovant si on applique des technologies liées à l’espace et la liberté de conception.” La startup devrait présenter sa moto dans plusieurs salons d’ici la fin de l’année ; qui sait, elle sera peut-être dans les allées du Formnext ! En attendant, vous pouvez retrouver davantage d’informations sur le site de Lunar Project.

La fourche avant a été réalisée à partir d’aluminim

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Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

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Mélanie Wallet

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