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La nouvelle Mono R de BAC intègre des pièces imprimées en 3D plus performantes

Briggs Automotive Company (BAC) est un jeune constructeur automobile anglais, spécialisé dans le développement de véhicules sportifs. Il a récemment annoncé sa collaboration avec l’entreprise DSM : ensemble, ils ont conçu plusieurs pièces imprimées en 3D pour la nouvelle voiture Mono R, l’objectif étant de réduire le poids final du véhicule. Mission accomplie puisque ce dernier serait plus léger de 25 kilos comparé à sa grande soeur, la célèbre voiture de course Mono. Pour l’instant, 30 exemplaires ont été fabriqués avec des livraisons qui devraient débuter d’ici la fin de l’année 2019. 

En se tournant vers la fabrication additive, les constructeurs automobiles sont gagnants : optimisation de la matière utilisée, réduction des délais de fabrication, baisse du poids des pièces, production de designs plus complexes, etc. Quel que soit le type de véhicule imaginé, les technologies 3D permettent d’atteindre des performances inégalées, ce qui est particulièrement intéressant pour les véhicules sportifs. De grands groupes comme Renault l’ont d’ailleurs bien compris ; en 2017, il présentait un nouveau concept car de Formule 1 dont la cabine avait été imprimée en 3D. 

La Mono R est plus légère que sa grande soeur (555 kilos contre 580)

Le constructeur BAC a eu recours aux filaments et résines de DSM pour concevoir des poignées de volant imprimées en 3D sur mesure et arrivées d’air tandis que d’autres pièces ont été repensées en termes de design grâce la fabrication additive. Une méthode de fabrication qui a fait baisser le poids total de la voiture à vide de 25 kilos : celui-ci pèserait désormais 555 kilos. Patrick Duis, segment leader Automotive chez DSM Additive Manufacturing, précise : « La Mono R est le parfait exemple du potentiel de l’impression 3D à transformer l’industrie automobile. C’est une méthode qui offre des options inégalées pour la production et la personnalisation de véhicules en petite série. Nous sommes ravis de travailler avec BAC afin d’optimiser nos matériaux pour d’autres constructeurs.” 

En plus des quelques composants imprimés en 3D, la Mono R inclut 44 pièces en fibres de carbone enrichies en graphène sur mesure qui forment la carrosserie. Selon BAC, c’est une grande première pour le marché de l’automobile. De plus, grâce à l’expertise en matériaux de DSM, les propriétés structurelles de la fibre ont été améliorées afin de rendre les différents panneaux plus résistants et plus léger : ils présenteraient également des performances mécaniques et thermiques accrues. 

Les poignées du volant sont imprimées en 3D et entièrement personnalisables

Enfin, les deux partenaires expliquent qu’ils poursuivent leur collaboration pour explorer la conception et la production de pièces imprimées en 3D intégrant davantage de structures internes organiques et creuses. Ian Briggs, directeur de la conception chez BAC, conclut : « En s’associant à DSM, nous pouvons montrer la voie en termes de fabrication additive. Garder la voiture la plus légère possible est d’une importance capitale, et en utilisant l’impression 3D, nous ne limitons pas seulement les kilogrammes, nous préservons également la durabilité et la sécurité. Nous sommes ravis de voir comment notre travail sur Mono R peut être traduit dans l’industrie automobile dans son ensemble. » Pour le moment, le constructeur n’a fabriqué que 30 modèles à un prix qui commence à £190 950.  Vous pouvez retrouver davantage d’informations ICI.

Que pensez-vous de la nouvelle Mono R de BAC ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

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