Imprimantes 3D

Mitsubishi Electric développe un procédé de fabrication additive métal

Mitsubishi Electric Corporation est un fabricant japonais de matériel électrique et l’un des plus grands producteurs au monde de panneaux photovoltaïques. C’est aussi un acteur sur le marché de la fabrication additive qui a déjà développé une machine hybride combinant frittage de métal et fraisage. L’entreprise annonce cette fois-ci une nouvelle technologie d’impression 3D métal qu’elle appelle “Dot Forming” c’est-à-dire une méthode qui formerait des points, inspirée de la technologie de dépôt de métal sous énergie concentrée (DED en anglais). La machine développée combinerait à la fois laser, CNC et FAO pour produire des pièces de qualité.

Le japonais Mitsubishi pourrait se rajouter à notre liste de fabricants d’imprimantes 3D métal qui sont aujourd’hui de plus en plus nombreux. Et pour cause, si on en croit le Wohlers Report 2018, le secteur de l’impression 3D métal a connu une hausse de 21% l’année dernière et continuera sur cette lancée. Les fabricants profitent de cette croissance; on pense à la récente annonce de HP au salon IMTS de Chicago qui a choisi technique de liage de poudre inspirée du MIM pour sa nouvelle machine HP Metal Jet. Le fabricant japonais s’est quant à lui orienté vers une méthode qui reprend la technologie DED selon laquelle une source d’énergie est utilisée pour fondre et fusionner les matériaux au moment de leur dépôt.  

Le fonctionnement du procédé de Mitsubishi et des échantillons d’impression

La technologie « Dot Forming » de Mitsubishi Electric

Le procédé DED est couramment utilisé pour réparer et entretenir des pièces structurelles, mais aussi pour créer des formes creuses ou en surplomb. Le fabricant japonais explique qu’à l’inverse du DED, sa technologie utilise des fils métalliques beaucoup moins coûteux que les poudres classiques. Celle-ci répète la formation de points en contrôlant de manière synchrone l’irradiation laser pulsée, l’alimentation en fils métalliques et le gaz de protection, ainsi que la position de mise en forme. Grâce à cet effet de répétition, Mitsubishi Electric affirme que la précision de forme est 60% plus élevée que les autres procédés de fabrication additive métal. Quant à l’oxydation, elle serait réduite de 20% puisque les hautes températures sont concentrées sur un nombre de points restreints.

Mitsubishi Electric espère ainsi que sa nouvelle technologie augmentera la productivité pour une large gamme d’applications, comme la réparation de pièces d’avions et d’automobiles, mais aussi la production de pièces quasi finies. L’entreprise présentera sa machine au salon international des machines outils à Tokyo qui débute le 1er novembre. Les premières livraisons ne se feront pas avant 2021. En attendant, retrouvez plus d’informations dans le communiqué de presse officiel ICI.

Des pièces créées par la technologie de Mitsubishi

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Mélanie W.

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

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Mélanie W.
Tags: métal

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