Le réseau allemand Mobility Goes Additive (MGA), dont l’objectif est d’explorer l’adoption de la fabrication additive dans la mobilité, vient d’approuver la première pièce de sécurité imprimée en 3D pour le secteur ferroviaire. Il s’agit d’un bras de liaison de frein en métal, installé avec succès sur un métro de l’entreprise allemande Hamburger Hochbahn AG. C’est une véritable réussite pour le groupe de travail Approval de MGA qui a été créé en 2017 dans le but d’obtenir une première certification pour l’utilisation opérationnelle d’un composant imprimé en 3D, fortement sollicité et important pour la sécurité.
Dans le secteur ferroviaire, la fabrication additive s’est progressivement faite une place et on commence à voir de plus en plus de projets se concrétiser : il y a deux semaines typiquement, on vous parlait de Bombardier qui s’est tourné vers les solutions hautes températures de Stratasys pour concevoir un système de ventilation sur-mesure. On pense aussi à Angel Trains qui a équipé quelques trains d’accoudoirs, de tables et de poignées imprimés en 3D. Il est vrai qu’on est plus sur des pièces d’intérieur, moins critiques et qui ne jouent pas un rôle déterminant dans le bon fonctionnement du train. Un constat qui change avec cette nouvelle annoncée par MGA qui a approuvé une pièce imprimée en 3D essentielle à la sécurité.
La pièce imprimée en 3D approuvée (crédits photo : Mobility goes Additive e.V., 2019)
MGA a travaillé avec de nombreux partenaires afin de pouvoir obtenir l’approbation de ce bras de liaison de frein – on peut citer Siemens Mobility par exemple qui dirige le groupe Approval, la Deutsche Bahn AG, ou encore l’institut Fraunhofer. C’est le TÜV SÜD qui a évalué les procédures d’assurance qualité nécessaires, les tests et tout la documentation correspondante. Enfin, la pièce a pu être mise en service en août 2019 après avoir obtenue l’approbation opérationnelle de l’Autorité de surveillance technique de Hambourg, conformément à BOStrab, l’organisme allemand qui définit les règles de conception et d’exploitation des véhicules légers sur rail.
On ne sait pas quelle technologie de fabrication additive a été employée, ni quel matériau, mais c’est une étape importante pour le secteur ferroviaire qui pourrait voir augmenter considérablement le nombre de pièces imprimées en 3D et améliorer les performances de ses trains. On pense par exemple à la maintenance qui pourrait devenir plus efficace si les constructeurs peuvent imprimer en 3D des pièces certifiées quand ils en ont besoin. L’organisme BOStrab devrait d’ailleurs établir une norme pour les futures homologations de pièces imprimées en 3D. Vous pouvez retrouver davantage d’informations dans le communiqué de presse officiel ICI.
L’équipe derrière ce projet de certification (crédits photo : Mobility goes Additive)
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