Imprimantes 3D

Metal 1.0, l’imprimante 3D métal à 10 000 euros, peut-elle inquiéter les solutions actuelles ?

Une imprimante 3D métal à moins de 10 000 € peut sembler un rêve irréalisable, mais un ingénieur néerlandais est en train d’en faire une réalité. Thomas Martinus Gerardus Bakker, spécialiste en ingénierie mécatronique et en conception de systèmes, a mis au point la Metal 1.0. Commercialisée par sa société, Metal Base, il présente cette machine comme le premier système de fusion laser sur lit de poudre (LPBF) abordable au monde, avec un prix de base visé inférieur à 10 000 €. Le projet a été lancé sur Kickstarter en début d’année avec un objectif initial de 51 000 €. Au 3 avril 2026, la campagne avait déjà doublé son objectif, atteignant 110 870 € de financement.

La Metal 1.0 est compacte, sur pied, et conçue pour les laboratoires, les startups et les équipes de R&D qui ont besoin de pièces métalliques de qualité industrielle. Cela contraste fortement avec les imprimantes 3D métalliques classiques, qui coûtent souvent plus de 100 000 €, nécessitent des mises à niveau spéciales des installations, une alimentation haute tension et des opérateurs dédiés. Elle peut même être branchée sur une prise murale standard.

Metal 1.0 permet d’imprimer en acier inoxydable, en Inconel, en bronze et en cuivre.

En quoi la Metal 1.0 est-elle abordable ?

Metal Base a indiqué avoir repensé les systèmes optiques et de mouvement afin de réduire les coûts sans compromettre la densité. Il convient de noter que l’imprimante est vendue en kit : les utilisateurs devront donc l’assembler eux-mêmes. Le montage est censé être simple et ne nécessite que de savoir se servir d’un tournevis et de suivre un manuel détaillé étape par étape. Les utilisateurs devront boulonner le châssis principal, assembler le portique de mouvement, acheminer les conduites pneumatiques et câbler les composants électroniques. Les pièces sensibles, telles que les blocs de pistons de précision de l’axe Z et les optiques laser, sont traitées en usine.

Logiciel, matériaux et disponibilité

Côté logiciel, la Metal 1.0 est équipée du micrologiciel Klipper et est entièrement compatible avec OrcaSlicer, offrant ainsi aux utilisateurs une grande liberté dans leur flux de travail. Selon Metal Base, la Metal 1.0 est une « véritable imprimante LPBF » qui utilise un laser à diode haute puissance pour faire fondre de manière sélective de la poudre métallique fine. L’un de ses avantages réside dans la flexibilité des matériaux : la machine est compatible avec des poudres métalliques standard et abordables, plutôt qu’avec des cartouches propriétaires coûteuses.

En termes de matériaux, les spécifications de performance actuelles sont les suivantes :

  • Acier inoxydable 316L et Inconel 718 : densité quasi totale.
  • Bronze : densité de 94 %.
  • Cuivre : actuellement en phase de test, atteignant une densité de 80 %.

La Metal 1.0 dispose d’un volume d’impression de 128 × 100 mm, extensible à 128 × 150 mm moyennant un supplément de 2 000 €. La machine peut être utilisée pour une grande variété d’applications, notamment des supports fonctionnels, des outils, des bijoux et des pièces industrielles.

Le projet avance à grands pas. Metal Base a déjà vendu 12 des 20 unités prévues dans son objectif initial. Pour ceux qui ont soutenu le projet, la livraison des machines devrait débuter au cours des troisième et quatrième trimestres de 2026.

Que pensez-vous de la Metal 1.0 ? Peut-elle sérieusement inquiéter les autres solutions du marché ? N’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires de l’article. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou LinkedIn !

*Photo de couverture : prototype de la Metal 1.0. Crédits de toutes les photos : Metal Base

Mélanie W.

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

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Mélanie W.

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