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Les voitures de collection de Mercedes-Benz modernisées grâce à la fabrication additive

Le constructeur automobile Mercedes-Benz s’intéresse depuis quelques années déjà à la fabrication additive notamment pour produire des pièces détachées et faciliter le remplacement de certains composants endommagés. La marque propose ces pièces à la vente depuis 2016 pour ses véhicules utilitaires. Elle vient d’annoncer qu’elles avaient satisfait toutes les normes de qualité attendues : ces pièces imprimées en 3D devraient inonder le marché d’ici peu. Le constructeur automobile annonce également qu’il va accélérer l’impression 3D de pièces pour ses voitures classiques, certaines vieilles de plus de 60 ans.

La fabrication additive automobile prolonge la durée de vie des véhicules car elle permet de créer des pièces détachées beaucoup plus librement et facilement, sans contrainte de disponibilité et de temps. Il n’est pas étonnant de voir que de nombreux constructeurs y ont accès, que ce soit pour réparer d’anciens modèles comme une Alfa Romeo ou pour améliorer les performances d’un véhicule, particulièrement les voitures de course. D’ailleurs, Daimler Buses avait lancé l’impression 3D de plus de 700 pièces de rechange personnalisées pour ses bus Mercedes-Benz. On s’éloigne cette fois-ci du grand véhicule de transport urbain pour aller vers la petite voiture de collection : Mercedes annonce la production de plusieurs pièces détachées imprimées en 3D.

Base du rétroviseur intérieur imprimé en 3D

C’est le modèle 300 SL (W19) qui intéresse la marque, ce deux places coupé et cabriolet commercialisé dans les années 50. Mercedes-Benz affirme que de nombreuses pièces seront imprimées en 3D, de la base du rétroviseur intérieur aux rouleaux de toit ouvrant en passant par les embouts de bougie d’allumage. Si on prend l’exemple du rétroviseur, il est fabriqué, comme l’original, à partir d’un alliage d’aluminium et est ensuite méticuleusement chromé. Par rapport à l’original, la nouvelle pièce comporte un changement fonctionnel : la base est plus longue de 42,5 millimètres et mesure maintenant 107,5 millimètres. Cela signifie que le rétroviseur intérieur se trouve un peu plus haut et, en termes de sécurité routière, offre une vue optimisée vers l’arrière. La pièce peut dores et déjà être commandée dans le Centre Mercedes-Benz Classic. 

Quant aux embouts des bougies d’allumage, ils ont été imprimés en 3D à partir d’un thermoplastique polyamide 12 (PA12). La nouvelle bougie est maintenant fermement maintenue en place par un aimant, au lieu d’utiliser un connecteur femelle utilisé dans le modèle précédent. Le support pourrait donc contenir tous les types de bougies d’allumage. Le même matériau aurait été employé dans l’impression 3D des rouleaux de toit ouvrant, disponibles à partir de la fin de l’année.

La bougie d’allumage

Le constructeur automobile utiliserait principalement la technologie de frittage sélectif laser pour fabriquer ses pièces de rechange. A ce jour, il a pu en produire des milliers, porté par l’expertise de Daimler en fabrication additive. La gamme de pièces de rechange imprimées en 3D s’étendrait des composants de moteur aux joints en plastique en passant par des boîtiers de protection et petites pièces en caoutchouc. Un vaste catalogue que Mercedes-Benz espère étendre et proposer à tous ses clients internationaux, un objectif ambitieux qui ne peut être atteint qu’avec la fabrication additive. Retrouvez plus d’informations ICI.

Le rouleau imprimé en 3D pour toit ouvrant

Que pensez-vous de l’utilisation de la fabrication additive par Mercedes-Benz ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

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Mélanie Wallet

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