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Medicrea reçoit l’homologation de ses implants imprimés en 3D

Medicrea est une entreprise française basée à Lyon qui conçoit et fabrique des dispositifs chirurgicaux implantables afin de soulager les patients qui ont été opérés de la colonne vertébrale. Elle a recours à la fabrication additive pour créer ces implants et a récemment reçu l’homologation par la Food and Drug Administration (FDA) de sa gamme IB3D c’est-à-dire pour ses cages intersomatiques imprimées en 3D en titane. Elle annonce également le lancement d’AdapTEK, une technologie qui devrait aider les chirurgiens à s’adapter aux besoins de leurs patients.

La fabrication additive est une technologie prisée par les chirurgiens qui conçoivent de plus en plus d’implants et de modèles chirurgicaux pour les aider dans leurs opérations. Que ce soit pour s’entraîner dans des conditions quasi réelles – comme le propose la startup Biomodex grâce à l’impression 3D d’organes pour la simulation chirurgicale – ou pour créer des implants sur mesure parfaitement adaptés aux patients, la fabrication additive se révèle être un atout majeur pour les médecins. C’est pourquoi Medicrea lance AdapTEK.

Le laboratoire de Medicrea permet de concevoir des implants sur mesure

Medicrea dévoile une gamme adaptive d’implants 3D

En 2014, le groupe lyonnais réalisait avec succès le premier implant vertébral imprimé en 3D en PEKK, un polymère biocompatible. Il obtient désormais l’homologation de sa gamme en titane imprimée en 3D. Denys Sournac, Président et Directeur Général de Medicrea explique : “Suite à l’homologation par la FDA de nos cages intersomatiques en titane, imprimées en 3D, nous sommes désormais en mesure de couvrir un segment important du marché de la colonne vertébrale, sur lequel nous n’étions pas positionnés, grâce à une gamme d’implants qui s’adaptent aux préférences et à la pratique clinique de chaque chirurgien.”

Une nouvelle gamme appelée AdapTEK qui permettra au chirurgien de “créer ses cages intersomatiques selon ses propres spécifications” selon le communiqué de presse officiel. Une gamme imprimée en 3D par Medicrea qui possède aujourd’hui un centre de production doté de plusieurs machines 3D. Les chirurgiens pourront alors développer des implants adaptables dans toutes leurs caractéristiques comme la hauteur ou l’empreinte par exemple.

La gamme homologuée par la FDA

Denys Sournac ajoute “Notre technologie AdapTEK illustre notre capacité à développer des solutions complètes et innovantes destinées à la chirurgie du rachis et exploite pleinement les fonctions de planification de cages intersomatiques disponibles dans notre logiciel de planification chirurgicale propriétaire, UNiD(TM) HUB. Cette première homologation, délivrée par la FDA, ouvre la voie à de futures homologations stratégiques de la technologie IB3D, qui nous permettront de renforcer notre plateforme sur mesure, UNiD(TM) ASI. Nous combinons ainsi nos capacités de planification avancée et la fabrication additive pour générer un implant intersomatique spécifique à un patient parmi plusieurs milliers d’options disponibles défini sur la base de mesures IRM extrêmement précises et de données scientifiques.”

Des implants de colonne vertébrale imprimés en 3D par Medicrea

Medicrea pourrait donc considérablement améliorer la chirurgie rachidienne en réduisant les complications chirurgicales et en limitant le temps passé en salle d’opération. Retrouvez plus d’informations dans le communiqué de presse officiel.

Quel rôle la fabrication additive peut-elle jouer dans la chirurgie rachidienne? Partagez votre opinion en commentaire de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

Voir les commentaires

  • Bonjour,
    On voit que cette avancée (administrative et légale avant d'être technique), permet d'en faire enfin usage. Et s'il est vrai que cela va aussi permettre d'avoir des implants dimensionnés et adaptés à chaque patients, en ayant une application médicale importante; il y a aussi un rappel qui est fait dans l'article : "nous sommes désormais en mesure de couvrir un segment important du marché de la colonne vertébrale".
    Il est bien évoqué, et mentionné qu'il est avant tout question de faire des ventes. L'objectif affiché n'est pas le bien des malades, ou encore offrir un service rapide et souple, mais simplement de gagner de l'argent.
    Le fait de fournir une technologie avancée a certes un prix, mais si cela doit se faire au prix d'une hausse constante et non justifiée du coût des soins médicaux, il faut aussi fournir un suivi complet et documenté de toutes les étapes nécessaires aux soins. Que les patients se fassent une idée réelle du prix et du coût des soins qui leurs sont vendus (et non plus prodigués).
    Il en est de même en soins dentaires, quand une prothèse dentaire (une couronne céramo-métal par exemple est facturée entre 1200 et 1600€, pour un coût réel de moins de 250€) :
    _1/ le prothésiste dentaire est mal payé, et a du mal a simplement payer ses propres factures (matériel vendu trop cher sans justifications aussi)

    _2/ le dentiste surfacture tout ce qui relève de la prothèse dentaire, et de l'esthétique, car les soins médicaux (caries, comblements, chirurgie d'urgence,...), ont leurs prix bloqués depuis plus de 40 ans.
    Donc il faut espérer que dans l'implantologie chirurgicale, les médecins n'oublient pas d'informer les malades, avec un dossier de suivi de fabrication des implants (qui, où, comment, à quel prix, avec quels matériaux), et qu'ils fournissent un devis détaillé complet.
    Oui les imprimantes 3D sont vendues chères. Non tous les prix ne sont pas justifiés, loin s'en faut.
    A vous de voir.

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Publié par
Mélanie Wallet

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