Art & Design

Un magasin Louis Vuitton imprimé en 3D en 2 semaines

La maison de maroquinerie française Louis Vuitton est la première entreprise à concevoir, grâce à la fabrication additive, un point de vente dans un centre commercial. Pour réaliser ce projet ambitieux, ils ont fait appel à Massivit 3D, un acteur israélien spécialisé dans l’impression 3D à grande échelle, et Omus, la seule entreprise australienne qui propose la fabrication additive grand format.

Le pop-up store, installé dans le centre commercial Westfield à Sydney, a été construit en un temps record de deux semaines. Le projet a été réalisé avec deux imprimantes Massivit 1800 dont le volume de fabrication est de 180 x 150 x 120 cm.

« C’est un travail qui a demandé une réelle détermination. Beaucoup de fabricants ont affirmé que le projet n’était pas réalisable en temps et en heure si on utilisait des méthodes traditionnelles, mais l’impression 3D à grande échelle de Massivit nous a sauvés », explique Robert Grosso le directeur d’OMUS.

« Notre équipe a dû démanteler le concept brut du client, trouver un moyen de construire la structure, concevoir chaque fichier de production et ensuite travailler avec une machine qui ne s’est jamais attaquée à un projet de telle envergure dans le monde. Nous avons compris que nous pouvions créer la structure selon les indications du concepteur, terminer à temps et l’installer à condition de faire feu de tout bois. La marque Louis Vuitton est si prestigieuse que tout devait être exact« .

La structure affiche une forme de dôme et a été imprimée en 48 sections qui ont ensuite été assemblées et enveloppées dans un revêtement argenté du fabricant Arvery Dennison. La technologie d’impression 3D utilisée est le Gel Dispensing Printing qui repose sur la solidification d’une matière photosensible à l’aide d’une lumière UV, technologie développée par le fabricant israélien. Au total, il aura fallu 900 kilos de Massivit Dimengel pour construire le dôme.

Une fois la structure créée, il n’aura fallu que trois jours pour l’assembler. Le logo Louis Vuitton apparait sur le dôme argenté en vinyle noir. Un éléphant a également été imprimé numériquement en dessous du logo mais également sur le sol.

Si nous avions eu plus de temps, nous aurions pu vernir la structure, la nettoyer un peu plus mais nous l’avons livré selon l’échéancier prévu et le client était satisfait. Personne ne pensait que cela était possible, » déclare Grosso.

« Je pense que cet exercice a prouvé que l’impression 3D à grande échelle peut transformer la vision d’un designer en une création réelle d’une telle manière qu’aucune autre méthode de fabrication ne peut le faire. L’audace et la conviction de Louis Vuitton y sont aussi pour beaucoup dans ce projet. »

La structure est éblouissante et restera dans le centre commercial de Sydney jusqu’au 18 décembre.

Que pensez-vous de ce pop-up store imprimé en 3D ? Partagez votre opinion dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

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Mélanie Wallet

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