La styliste hollandaise Iris van Herpen fait sans doute partie des designers les plus influentes quand il s’agit de mêler mode et impression 3D. Nombreuses sont ses collections qui intègrent des éléments imprimés en 3D, que ce soit des robes ou des accessoires. La styliste poursuit sur cette lancée et dévoile cette fois-ci des bijoux de visage et des talons imprimés en 3D lors d’un défilé au musée des Beaux-Arts à Paris. Sa nouvelle collection, Shift Souls, est encore un bel exemple de ce que les technologies 3D sont capables de faire aujourd’hui dans le secteur de la mode !
Grâce à l’impression 3D, les stylistes ont davantage de liberté en termes de conception et de complexité géométrique et se voient fabriquer des formes impossibles à obtenir via des méthodes de production classique. Il suffit de voir les dernières créations d’Iris van Herpen qui mêlent artisanat et nouvelles technologies. Sa collection Shift Souls est composée de 18 styles différents, tous très colorés, et se concentre d’après la styliste sur “l’évolution de la forme humaine, son idéalisation dans le temps et l’hybridation des formes féminines dans la mythologie.”
Iris explique que sa collection s’appuie sur une approche expérimentale qui met en scène des pièces imprimées en 3D, découpées au laser et définies par un algorithme. Les différentes soies utilisées très colorées seraient assemblées sur une fine monture imprimée en 3D à partir de PETG. La styliste précise qu’elle a voulu créer une illusion optique avec des tissus venant déformer le corps du mannequin ; on obtient alors des vêtements qui rappellent des créatures mythologique, se rapprochant des oiseaux.
Pour compléter sa nouvelle collection, la styliste hollandaise a imaginé des bijoux de visage baptisés Cellchemy. Elle a travaillé avec l’Université Technologique de Delft afin d’imprimer en 3D ces accessoires. Les équipes auraient commencé par scanner le visage des mannequins et utilisé un logiciel de modélisation algorithmique pour combiner la forme 3D avec les couleurs souhaitées. Peu d’informations ont été dévoilées quant au processus d’impression mais Iris précise qu’elle a eu recours à une machine 3D multi-matériaux.
Au cours d’une interview accordée au magazine Vogue, Iris van Herpen précisait : « Les gens pensent que tout ce que je fabrique est imprimé en 3D, mais la base de mon travail est vraiment artisanale. Je pense que beaucoup de gens essaient de séparer les deux mais je vois ces deux méthodes comme égales et je pense réellement qu’elles peuvent se compléter. Parfois, une texture que j’ai développée sur une imprimante 3D peut être une source d’inspiration pour une technique manuelle, et parfois c’est l’autre. »
Vous pouvez retrouver davantage d’informations sur le site officiel d’Iris van Herpen ICI et dans la vidéo ci-dessous :
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