Imprimantes 3D

Une imprimante 3D résine combine scanner CT et lumière pour augmenter sa vitesse

À l’université technique du Danemark (DTU), une équipe de chercheurs ont développé un nouveau genre d’imprimante 3D dont la technologie combine scanner CT et lumière. En inversant le principe de tomodensitométrie, ils pourraient créer tout type de pièces en un temps record à partir de différentes résines polymères et jouer sur leur dureté. Ils seraient ainsi capables de reproduire l’aspect des vaisseaux sanguins ou des tissus musculaires.

La tomodensitométrie, ou CT-scan, permet aujourd’hui de réaliser des images en tranches des nos parties du corps et de visualiser des tissus de densités différentes. Cet appareil à rayons X est donc utilisé dans le secteur médical pour établir un diagnostic. Or, dans notre cas, il a été employé pour imaginer une nouvelle imprimante 3D résine.

Le professeur adjoint Yi Yang est à l’origine de ce projet (crédits photo : DTU)

Yi Yang est professeur adjoint à la DTU Chemistry et a participé à ce projet. Il explique: “Notre imprimante va construire un objet physique aux intersections des images tomographiques inversées. Cette technologie nous permet de construire des objets 3D incorporés avec différentes propriétés et transitions de matériaux. Nous utilisons une méthode appelée Tomographic Vat Photopolymerization (TVP), qui nous permet d’imprimer simultanément tous les points d’un objet 3D. Il faut imaginer une boîte contenant un polymère liquide. En exposant l’encre à une lumière de certaines longueurs d’onde, déterminée par une image 3D et construite comme un scanner, l’encre se transforme en solide dans la forme souhaitée.”

Concrètement, la machine s’appuie sur une image de tomodensitométrie inversée comme modèle et vient transformer la résine à partir de rayons lumineux. Ce procédé serait donc beaucoup plus rapide qu’une technologie laser car il solidifie l’ensemble de la résine selon la forme souhaitée au lieu de le faire point par point. Il pourrait également faire varier la souplesse de la pièce en question en fonction du modèle informatique, en contrôlant directement les longueurs d’ondes de la lumière utilisée. Cette nouvelle machine serait donc plus rapide et offrirait davantage de possibilités en termes de matériaux. 

Pour l’instant, les tests sont très concluants et de nombreuses géométries ont été réalisées. L’équipe voit toutefois un énorme potentiel dans le domaine de la bio-impression : en jouant sur la souplesse du matériau, elle pourrait imaginer des pièces vascularisées pour des patients qui ont besoin de nouveaux tissus et organes. Yi Yang conclut : « Le degré de détail et de flexibilité de notre procédé sera, nous l’espérons, si important qu’il pourra être utilisé pour produire des constructions entièrement vascularisées en utilisant des biopolymères comme « encre ». Cette technologie pourrait être en mesure de reproduire la souplesse et la structure unique des vaisseaux sanguins, des capillaires et des muscles. Le chemin est encore long, mais nous espérons que l’imprimante nous rapprochera de notre objectif. » Vous pouvez retrouver davantage d’informations dans le communiqué de presse officiel ICI.

Que pensez-vous de cette nouvelle imprimante 3D combinant scanner CT et lumière ? N’hésitez pas à nous dire ce que vous pensez dans les commentaires de l’article. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

*Crédits photo de couverture : Prototype Hubs

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

Share
Publié par
Mélanie Wallet

Articles récents

#Startup3D : MatterWave utilise des ondes mécaniques pour maîtriser l’impression 3D métal

Si l'impression 3D métal maîtrise aujourd'hui la fusion de la poudre, le comportement du métal…

5 novembre 2026

Lab 3Dnatives : test de Meshy Edit, l’éditeur de modèles basé sur l’IA, pour l’impression 3D

En septembre, nous avons fait passer Meshy 7.1 par le Lab 3Dnatives afin d'analyser ce…

4 novembre 2026

Bambu Lab H3C : le changeur d’outils à 9 têtes est disponible dès 2 499 €

Bambu Lab semble avoir encore de nombreuses nouveautés à partager avec l'industrie. Après avoir présenté…

3 novembre 2026

Formnext 2026 : préparez et suivez le salon avec 3Dnatives

Du 17 au 20 novembre 2026, Formnext réunit tous les acteurs de la fabrication additive…

3 novembre 2026

Première mondiale : GKN Aerospace obtient la certification Nadcap pour un procédé d’impression 3D métal

GKN Aerospace vient d’obtenir l’accréditation Nadcap pour le procédé de fabrication additive DED. C’est une…

2 novembre 2026

Plus de 142 000 visages imprimés en 3D pour donner vie aux personnages de Wildwood

Vous êtes-vous déjà demandé comment un personnage d’animation arrive à exprimer la tristesse, la peur…

30 octobre 2026

Ce site utilise des cookies anonymes de visite, en poursuivant vous acceptez leur utilisation.