En 2020, la ville de Seattle devrait accueillir un nouveau gratte-ciel de 259 mètres de haut, une construction aidée par l’impression 3D. En effet, l’entreprise 3Diligent vient d’être sélectionnée pour imprimer en 3D 140 composants constituant le mur-rideau de cette tour de 58 étages. Le nouveau bâtiment, d’une valeur de $600 millions, deviendra la deuxième plus haute construction de la ville américaine.
Dans le secteur de la construction, les technologies d’impression 3D sont le plus souvent utilisées pour imprimer en 3D directement des murs en béton, l’objectif étant de proposer des logements plus rapidement, moins chers et respectueux de l’environnement – on vous présentait d’ailleurs la semaine dernière Gaia, une maison à base de déchets issus de la riziculture. Mais cette fois-ci, le gratte-ciel n’est pas imprimé en 3D en tant que tel, mais notons que les technologies 3D joueront quand même un rôle important dans sa construction, un peu comme le projet révélé par Dubaï il y a deux ans.
Le gratte-ciel est censé avoir un aspect en pente, commençant par une base large puis s’affinant aux étages supérieurs. C’est pour cette raison que le système de revêtement de chaque sol aura un angle différent et nécessitera donc des géométries complexes pour s’emboîter parfaitement. En conséquence, chaque pièce doit être produite sur mesure afin de répondre aux exigences de chaque section de la tour. 3Diligent serait donc à l’origine de 140 attaches uniques de murs-rideaux extérieurs afin que le revêtement extérieur puisse se rejoindre. L’entreprise explique que ces composants seront en forme de v et de toutes tailles – les dimensions pourraient en effet aller jusqu’à 0,03 mètres cube.
Connaissant ces exigences, l’entreprise a d’abord hésité entre deux méthodes de fabrication, l’impression 3D et la coulée à la cire perdue. Elle a donc fabriqué des prototypes fonctionnels avec ces deux procédés. Ceux-ci auraient été intégrés dans les unités de murs-rideaux qui ont alors été testées en termes de fissuration, adhérence au silicone, étanchéité à l’eau et à l’air. Selon 3Diligent, les résultats obtenus étaient meilleurs quand imprimés en 3D : la fabrication additive offrirait davantage de précision dimensionnelle et de fiabilité structurelle.
L’attache imprimée en 3D
“Nous sommes honorés d’avoir été choisis comme partenaire pour ce projet, déclare Cullen Hilkene, PDG de 3Diligent. Le gratte-ciel et ces pièces spécifiques représentent le type d’innovation que 3Diligent s’efforce de concrétiser au quotidien. Nous avons hâte de voir la tour achevée en 2020!” 3Diligent reste discret quant à la méthode d’impression 3D utilisée et ses futurs plans : une chose est sûre, on ne manquera de vous communiquer les avancées du projet ! En attendant, retrouvez plus d’informations sur le site officiel de 3Diligent ICI.
Que pensez-vous de ce nouveau gratte-ciel à Seattle ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.
Alors que l’utilisation du procédé de dépôt de matière fondue se démocratise encore plus chaque…
Lorsqu’il s’agit d’imprimer en 3D des pièces qui doivent se plier, s’étirer ou absorber des…
Alors que l'impression 3D médicale continue de se développer, de plus en plus d'entreprises intègrent…
La médecine personnalisée a besoin de solutions que la fabrication additive est particulièrement bien placée…
La semaine dernière, Formlabs a annoncé le lancement d'un nouvel écosystème SLS grand format, promettant…
Lorsque l'on parle de fabrication additive et de matériaux, on pense souvent aux plastiques ou…
Ce site utilise des cookies anonymes de visite, en poursuivant vous acceptez leur utilisation.