Le cabinet d’études spécialisé en fabrication additive SmarTech Publishing vient de présenter sa dernière étude qui concerne cette fois-ci le marché de la lunetterie. Celui-ci devrait atteindre 3,4 milliards de dollars en 2028, porté par la demande en pièces finies imprimées en 3D et le besoin de personnalisation grandissant sur le marché des biens de consommation. Un besoin auquel répond aujourd’hui parfaitement la fabrication additive, capable de produire des volumes sur mesure plus facilement qu’avec des méthodes de production traditionnelles.
Les prédictions du cabinet américain sont cohérentes par rapport au nombre d’acteurs qui se lancent dans la production de lunettes imprimées en 3D : que ce soit simplement les branches ou alors les verres, les technologies 3D interviennent davantage dans le processus de création. On pense à de jeunes pousses comme le français Octobre71, le danois Monoqool ou à des plus grandes marques comme Luxexcel qui a levé d’importants fonds l’année dernière. Tous ces acteurs participent à la croissance du marché qui devrait donc atteindre 3,4 milliards de 2028 contre $182 millions en 2018.
Les prédictions de SmarTech Publishing
Pourquoi l’industrie de la lunette a-t-elle recours à la fabrication additive ? SmarTech Publishing étudie deux raisons principales : la production de masse de pièces finies et leur rapide personnalisation. Il met toutefois en avant d’autres usages de l’impression 3D comme le prototypage avancé, l’outillage et la coulée de précision. A titre d’exemple, la production de pièces finales a été évaluée à 1,9 milliards de dollars en 2028 par le cabinet. La technologie de fusion sur lit de poudre serait la plus utilisée à ces fins là tandis que le jet de matière serait davantage prisé pour le prototypage de précision.
Côté personnalisation, l’impression 3D offre de véritables opportunités pour la marché de la lunetterie où les consommateurs finaux cherchent à obtenir un produit unique, qui leur ressemble. Les lunettes sont aujourd’hui devenues un accessoire de mode à part entière et les technologies 3D pourraient être la bonne méthode de fabrication pour répondre à ce besoin. Le cabinet prévoit que de plus en plus de magasins seront dotés de logiciels de numérisation 3D qui leur permettront de créer des lunettes sur mesure directement sur place et les imprimer en quelques heures seulement.
Le frittage de poudre est très utilisé sur le marché de l’impression 3D et la lunetterie (crédits photo : Sinterit)
Enfin, le rapport fournit une présentation générale des principaux acteurs du secteur comme Carbon, DWS, EOS, Formlabs, HP, Luxexcel ou encore Sculpteo et Sisma. Il précise aussi les matériaux les plus utilisés comme le nylon 12 (PA122) qui permet de fabriquer les montures des lunettes. Vous pouvez retrouver l’ensemble de l’étude sur le site du cabinet ICI.
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