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AON3D développe des pièces imprimées en 3D destinées à aller sur la Lune

Fondé en 2015, AON3D est un fabricant d’imprimantes 3D industrielles basé à New York et à Montréal. Récemment, l’entreprise a annoncé avoir un obtenu un financement de série A de 11,5 millions de dollars. Ces fonds seront destinés à développer le secteur R&D de la société, notamment pour répondre aux besoins des clients en matière d’impression 3D. En parallèle de cette levée de fonds, AON3D a annoncé son partenariat avec Astrorobotic, dans le cadre de leur mission Peregrine Moon Lander, qui pourrait bien se révéler historique, en partie grâce à la fabrication additive.

Les deux entreprises ont pour objectif de créer le premier atterrisseur américain à se poser sur la Lune depuis Apollo 17 en 1972. Et pour la première fois de l’histoire, l’atterrisseur sera équipé de centaines de pièces imprimées en 3D. « La capacité de nos imprimantes à imprimer en 3D les pièces d’utilisation finale les plus légères et les plus solides – à partir de pratiquement n’importe quel thermoplastique disponible de qualité supérieure – est ce qui permet à AON3D de fabriquer des composants critiques pour les cas d’utilisation les plus extrêmes« , explique Kevin Han, PDG et cofondateur d’AON3D. « Nous pensons que l’avenir de l’impression 3D passe par l’ouverture et l’accessibilité financière, afin que les PME aient accès au même matériel que les grandes entreprises.

L’imprimante 3D M2+ qui a permis de fabriquer les différentes pièces (crédits photo : AON3D)

L’impression 3D s’invite sur la Lune

Afin de fabriquer les différentes pièces composant l’atterrisseur, AON3D a eu recours a sa dernière imprimante 3D, la M2+. Parmi ces pièces, on retrouve entre autre des fixations dans les boîtiers avioniques intégrés, qui assurent toutes les commandes et le traitement des données critiques. De plus, les solutions 3D de l’entreprise américaine ont permis de créer la MoonBox, un vaisseau léger conçu pour résister aux conditions extrêmes de l’espace et garder les objets en sécurité sur la surface lunaire.

D’après le fabricant d’imprimantes 3D, le principal avantage de la M2+ réside dans sa capacité à exploiter un très grand nombre de matériaux. Un avis partagé par Clay Inman, ingénieur mécanique d’Astrobotic : « Le fait de pouvoir passer de prototypes économiques à échelle réelle à des pièces prêtes pour l’espace – en utilisant le PEEK, le PEKK et l’ULTEM™ sur une seule machine – a été énorme pour atteindre nos objectifs ambitieux. Désormais, nous pouvons tester rigoureusement nos pièces, créer des outils personnalisés, puis passer directement à l’impression de composants propriétaires, prêts pour la mission, avec des matériaux de qualité technique. » En bref, ce partenariat va donner lieu à une première dans l’histoire : un vaisseau équipé de pièces imprimées en 3D va atterrir sur la Lune.

 

Que pensez-vous de l’usage de l’impression 3D pour équiper l’atterrisseur lunaire ? N’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

Crédits photo de couverture : AON3D

Philippe G.

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Philippe G.

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