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L’impression 3D haute performance peut remplacer les pièces métalliques traditionnelles

La fabrication additive est intégrée dans de plus en plus de secteurs, ce n’est plus un secret pour personne. Cela inclut les industries manufacturières plus traditionnelles, où la fabrication additive est davantage adoptée comme une technologie complémentaire pour produire des pièces plus légères mais néanmoins solides. C’est du moins le cas pour la Société Parisse, une entreprise française basée en Bourgogne-Franche-Comté, qui a adopté l’impression 3D industrielle grâce à une collaboration avec INTAMSYS et CADvision.

La Société Parisse a été fondée en 1981 et est basée dans le 58, à Donzy – la rue où elle est située porte d’ailleurs le nom du fondateur, Gérard Parisse. Elle est spécialisée dans la mécanique de précision, notamment la création de machines spéciales et le contrôle d’assemblage. Les équipes sont réputées pour leur savoir-faire et leur haute qualité de production. L’entreprise intervient dans divers secteurs, notamment en Formule 1 et en sport automobile, dans le cyclisme professionnel, dans l’industrie pharmaceutique et même dans le secteur aérospatial, en fournissant notamment des pièces pour la fusée Ariane.

Une pièce imprimée en 3D avec des matériaux haute performance

La Société Parisse utilise depuis longtemps des procédés traditionnels. Dans ses locaux l’entreprise dispose de 4 centres d’usinage (3,4, et 5 axes), de 4 tours à commande numérique (3 et 4 axes), dont un bi-broche, de 2 machines d’électroérosion par fil EDM (Electro Discharge Machining), d’une rectif plane, d’une rectif cylindrique, tournage et fraisage conventionnels, d’un laboratoire de contrôle de métrologie, d’un graveur laser et d’un bureau d’études. Aujourd’hui, ils ont également décidé de se lancer dans l’impression 3D industrielle, répondant à la demande croissante de leurs clients, qui sont à la fois français et internationaux.

Impression 3D avec des polymères haute performance pour des pièces de production légères

Mais pourquoi la Société Parisse s’est-elle tournée vers la fabrication additive ? Et comment l’entreprise a-t-elle adopté cette technologie ? Tout d’abord, elle avait besoin de pièces plus légères. Plus précisément, selon Laurent Parisse, dirigeant et propriétaire de l’entreprise qui l’a rachetée à son père Gérard Parisse en 2003, ils souhaitaient alléger les pièces, plus particulièrement celles qui ne pouvaient plus être fabriquées par usinage en raison de leur poids. La fabrication additive permettait une plus grande liberté de forme et de conception. Cependant, l’entreprise savait qu’elle devait conserver les propriétés originales des pièces métalliques même en passant à l’impression 3D. Pour y parvenir, elle s’est tournée vers INTAMSYS et CADvision, un revendeur de solutions de fabrication additive avec plus de 15 ans d’expérience, également basé en France.

Une pièce réalisée par la Société Parisse avec l’imprimante 3D FUNMAT Pro 610HT

La Société Parisse était à la recherche d’une imprimante avec un système de matériaux ouvert qui pourrait les aider à produire des pièces imprimées en 3D de haute qualité. Après avoir effectué des recherches indépendantes, CADvision leur a conseillé d’opter pour la solution FUNMAT PRO 610 HT d’INTAMSYS. Cette machine FFF est connue pour son système ouvert et sa compatibilité avec des matériaux haute performance ; l’entreprise affirme qu’elle était la réponse à au moins 99% de ses préoccupations lors de l’adoption de l’impression 3D. Et ce, grâce à un certain nombre de caractéristiques qui étaient particulièrement importantes pour leur travail. Elle cite notamment la chambre capable d’atteindre 300˚C, idéale pour l’impression avec des polymères haute performance comme le PEEK et le PEKK, ainsi que les extrudeurs qui peuvent atteindre 500°C avec une buse chaude entièrement métallique. De plus, elle mentionne le grand volume d’impression de 610 x 508 x 508 mm qui permet soit la création de très larges pièces, soit de multiples petites pièces pour la production de faibles volumes.

Les polymères haute performance ont été la clé de l’adoption de l’impression 3D par la Société Parisse. Ces « super polymères » comprennent des matériaux comme le PEEK (polyéther éther cétone) et l’ULTEM, réputés pour leur capacité à remplacer certains métaux grâce à leurs grandes solidité et rigidité et à leur résistance élevée à la chaleur. De plus, ils sont également résistants aux produits chimiques et à la corrosion ce qui les rend utiles même dans les environnements les plus extrêmes, tout en étant beaucoup plus légers. Bien que la société ait déjà utilisé des plastiques haute performance, c’est la première fois qu’elle les imprimait en 3D, tirant profit des nombreux avantages de la fabrication additive.

À gauche, un cadre conçu par l’équipe design et imprimé sur la FUNMAT PRO 610 HT que l’on voit à droite

Comment la Société Parisse a-t-elle utilisé l’INTAMSYS FUNMAT PRO 610HT ?

La Société Parisse a adopté la fabrication additive pour le prototypage qui est souvent coûteux et inefficace avec l’usinage CNC. Elle l’a également employée pour des pièces d’utilisation finale, notamment pour la production de pièces de rechange, mais aussi pour une utilisation directe dans les industries aéronautique, ferroviaire et pharmaceutique. Un exemple de pièce est un cadre, utilisé comme télécommande pour tester un wagon de train. En temps normal, il est composé de 17 pièces différentes ; grâce à la fabrication additive, le cadre a été conçu en une seule et même pièce.

À propos du choix de l’imprimante 3D FUNMAT PRO 610 HT, Laurent Parisse conclut : « Pour nous, tous les indicateurs étaient au vert : le prix, la taille de la chambre, les fonctionnalités, etc. Nous sommes toujours à la recherche de nouvelles innovations et nous évitons le mainstream, et avec INTAMSYS, nous y sommes parvenus. » Vous pouvez en savoir plus en cliquant sur le lien ICI ou en regardant la vidéo ci-dessous :

Que pensez-vous de l’adoption de l’impression 3D par la Société Parisse ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

*Crédits de toutes les photos : Société Parisse

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

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Mélanie Wallet

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