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L’impression 3D pas à l’abris des hackeurs

Des chercheurs de l’Université Polytechnique de New-York rendaient récemment un rapport sur les risques encourus par l’impression 3D en matière de cybersécurité. Des risques qui porteraient notamment sur les paramètres d’impression et des éventuels défauts sur l’objet imprimé.

Le rapport pointe du doigt les dangers portant sur l’échange de fichiers numériques, avec comme exemple la possibilité qu’un intrus modifie à votre insu un fichier 3D que vous comptiez imprimer.

Il existe des risques de piratage de la programmation de l’imprimante

Le premier axe de leur travail portait sur la modification des paramètres d’impression tels que la taille, la densité de matière utilisée, et plus globalement le design de l’objet. Le rapport précise ainsi que des hackers pourraient modifier les instructions transmises à votre imprimante 3D sans être détectés. Ils estiment que les données envoyées à l’imprimante pourraient diverger de près de 25% par rapport aux données initialement prévues. Les conséquences pourraient alors être critiques pour des entreprises spécialisées dans l’impression 3D en série.

Les méthodes de vérifications traditionnelles inefficaces

Un autre danger est la possibilité pour le hacker de causer des défauts internes de fabrication. Il pourrait à ce titre faire en sorte que l’objet soit déformé après impression. À titre de test, l’équipe de chercheurs a volontairement introduit des défauts de fabrication au niveau de la pièce d’impression pour appuyer cette théorie. L’utilisation de techniques de vérification industrielle comme l’imagerie par ultrason était incapable de détecter les problèmes.

Les objets imprimés en 3D pourraient être fragilisés par le piratage

Ces défauts de fabrication volontairement introduits sur l’objet pourraient à terme l’endommager grandement à cause de la température, les conditions atmosphériques ou encore la lumière. Un vrai danger pour les utilisateurs si il s’agit d’un engrenage ou de pièces rentrant dans la composition d’un avion par exemple.

L’impression 3D est sujette à d’autres problèmes de cybersécurité mais ces chercheurs démontrent que les plus grandes menaces sont la programmation de l’impression et l’insertion de défauts de fabrication. Or les solutions proposées pour lutter contre ces dangers sont insuffisantes toujours selon l’équipe.

Nikhil Gupta, l’un des chercheurs, conclut : « Ce sont des pistes d’attaques possibles qui pourraient avoir des effets dramatiques sur les utilisateurs mais aussi des conséquences économiques comme le retrait du marché ou les poursuites judiciaires.

Quels seraient les dangers liés à la cybersécurité dans la fabrication additive ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.

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