News

Une méthode d’impression 3D dynamique atteint vitesse et précision inégalées

En s’appuyant sur la vitesse de la lumière, des chercheurs de l’université de Northwestern ont réussi à considérablement augmenter la vitesse d’impression de leur machine de photopolymérisation. Ils affirment en effet être capable de déposer 4 000 couches en 2 minutes seulement ! Mais ce n’est pas tout : l’imprimante 3D développée, dotée d’un bras robotisé, peut déplacer et faire pivoter chaque couche pendant le processus d’impression. On obtient alors des pièces qui donnent l’impression d’un mouvement, d’une dynamique impossible à obtenir autrement. Alors comment fonctionne cette méthode d’impression 3D dynamique ?

Vous le savez, tout procédé d’impression 3D s’appuie sur la modélisation de sa pièce qui est tranchée en différentes couches horizontales, selon un plan précis. Ces couches sont ensuite déposées sur le plateau de l’imprimante, de bas en haut, afin de créer la structure finale. Selon la taille de celle-ci et la machine employée, le processus de fabrication est plus ou moins long et précis. Or, l’équipe de Northwestern a cherché à dynamiser cette “routine” en offrant la possibilité de manipuler la conception originale couche par couche et de faire pivoter la direction d’impression sans recréer le modèle. Cheng Sun, professeur associé d’ingénierie mécanique à la McCormick School of Engineering, explique : « Le processus d’impression en 3D n’est plus une simple façon de faire une réplique du modèle conçu. Nous avons maintenant un processus dynamique qui utilise la lumière pour assembler toutes les couches, mais avec un degré élevé de liberté pour déplacer chaque couche en cours de route. »

Les imprimantes 3D résine classiques créent des couches successives pour concevoir la pièce (crédits photo : DWS)

Comment fonctionne ce procédé ?

La méthode développée par Cheng Sun et son équipe s’appuie sur une machine DLP combinée à un bras robotisé. Comme celui-ci n’est pas enfermé dans un axe Z, il peut changer la direction de l’impression de façon dynamique. L’imprimante 3D DLP fonctionne quant à elle comme une machine résine classique, avec un photopolymère liquide qui est durci sous l’effet de la chaleur du vidéo projecteur. L’avantage ici de la technologie DLP est la possibilité de polymériser une couche entière en une seule fois, au lieu de la traiter point par point comme le ferait un laser. Le système peut alors plus facilement fonctionner en continu, et pour cause, les équipes affirment qu’elles peuvent imprimer 4 000 couches en deux minutes.

Cheng Sun ajoute : « C’est un processus très rapide, et il n’y a pas d’interruption entre les couches. Nous espérons que l’industrie manufacturière y trouvera son compte. La méthode d’impression générale est compatible avec une large gamme de matériaux. » Il semblerait d’ailleurs que le procédé puisse combiner différentes résines ce qui serait bien une première sur le marché de la stéréolithographie. Toutefois, l’équipe reste très discrète sur ce point. Elle affirme toutefois avoir imprimé en 3D une pince pneumatique souple avec une base rigide et des membres d’actionnement souples, preuve qu’elle a eu recours à différents matériaux. Parmi les autres pièces tests créées, on peut citer notre fameuse Tour Eiffel ou encore une double hélice.

Cette méthode d’impression 3D dynamique s’appuie sur un bras robotisé (crédits photo : Northwestern University)

Enfin, Cheng Sun espère appliquer cette méthode d’impression à d’autres technologies du marché mais aussi à des procédés de fabrication soustractive ce qui pourrait offrir de véritables opportunités pour l’industrie manufacturière. En attendant, vous pouvez retrouver le communiqué de presse officiel ICI.

*Crédits photo de couverture : Northwestern University

Que pensez-vous de cette méthode d’impression 3D dynamique ?  Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

Share
Publié par
Mélanie Wallet

Articles récents

Et si le futur de l’impression 3D se trouvait dans votre cuisine ?

Des chercheuses de l'Université Chalmers (Suède) ont développé un matériau biodégradable pour l'impression 3D à…

12 juin 2026

Les fichiers 3D pour célébrer la Coupe du monde 2026

La Coupe du Monde est lancée ! Alors que le plus grand tournoi de football…

11 juin 2026

Que peut-on espérer du Formnext 2026 ?

Formnext 2026 approche à grands pas. Ce 9 juin, les vice-présidents de l'événement, Sascha F.…

10 juin 2026

Imprimer du verre en 3D à température ambiante : mythe ou réalité ?

Le verre est un matériau qui nous entoure au quotidien et que l’on retrouve sous…

9 juin 2026

26 poussins éclos dans des œufs imprimés en 3D : va-t-on vers la résurrection du dodo et du moa ?

Ramener à la vie des oiseaux disparus grâce à l’impression 3D, voilà le pari de…

8 juin 2026

Novak Djokovic arbore une veste en vraie terre battue avec un loup imprimé en 3D à Roland-Garros

Le tournoi de Roland-Garros 2026 se termine dans quelques jours, mais nous ne pouvions pas…

5 juin 2026

Ce site utilise des cookies anonymes de visite, en poursuivant vous acceptez leur utilisation.