Si l’imprimante 3D souhaite un jour faire son entrée dans les usines et rivaliser avec les chaînes classiques de l’industrie, elle devra réinventer les lignes de production actuelles. Et c’est justement ce à quoi s’attelle un des leaders du marché, 3D Systems, avec son imprimante 3D « High Speed Fab Grade », un concept d’imprimante 3D de production à haute cadence.
Le principe est disruptif car en opposition avec les standards actuels de l’impression 3D : il utilise une tète d’impression fixe avec un plateau mobile. Le concept qui pourrait bien être une ébauche du futur de l’impression 3D devrait notamment permettre de fabriquer les modules du projet ARA, le smartphone modulable de Google, dès 2015.
Les explications du procédé en vidéo :
De cette manière, les temps d’impression sont optimisés et les pièces peuvent circuler dans la chaîne d’impression de manière continue. Une fois qu’une pièce est terminée, elle sort du circuit d’impression pour passer en post-production et une autre pièce intègre alors le circuit.
Selon 3D Systems, son système de fabrication en continue permettrait d’imprimer des matériaux polymères 50 fois plus rapidement qu’avec les technologies actuelles. Cette chaîne d’impression s’adapterait ainsi aux besoins des industriels afin de fabriquer des produits personnalisés, en couleur, mais surtout en grande quantité.
« L’imprimante continue, à haute vitesse, et de niveau industriel, modifie toute les règles de l’impression 3D. Avec une production 50 fois plus rapide qu’avec les autres technologies, elle est taillée pour révolutionner la production manufacturière où l’imprimante 3D va devenir la règle, et non plus l’exception ».
Suite à une première présentation de sa technologie en juin dernier, 3D Systems dévoilait récemment de nouveaux détails :
« Cette nouvelle machine apporte tous les avantages de l’impression 3D couleur aux standards de la fabrication industrielle, permettant aux créateurs, ingénieurs et industriels de mettre en forme des produits de grande consommation en quelques minutes, au lieu de plusieurs semaines ou plusieurs mois » explique le fabricant.
Ce type d’imprimante élargit l’impact de l’impression 3D sur le marché des biens de consommation grand public. Un projet comme le téléphone ARA nécessite la production de milliers de modules par jour, une cadence irréalisable aujourd’hui dans l’impression 3D.
Reste à savoir si un tel système sera effectivement performant afin de répondre aux besoins du marché, et si d’autres modèles de fabrication à la chaîne émergent sur d’autres technologies comme le dépôt de filament fondu, que le grand public commence à peine à découvrir.
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