Matériaux

La Glaciarys AR3, la nouvelle résine antivirale de Copper3D

Copper3D continue ses recherches pour développer des matériaux et dispositifs antiviraux visant à répondre aux besoins du secteur médical. Après avoir conçu un embout de tire lait imprimé en 3D pour lutter contre la transmission du VIH lors de l’allaitement, l’entreprise chilo-américaine a ce coup-ci mis au point une résine antivirale. Une innovation destinée au secteur médical, qui prouve une nouvelle fois combien impression 3D et médecine sont liées. Baptisé Glaciarys AR3, ce nouveau matériau vient diversifier la gamme de matériaux de Copper3D, qui s’était jusqu’à présent uniquement consacré aux matériaux d’impression 3D antimicrobien pour le FDM. Copper3D se tourne donc vers la technologie SLA, notamment pour la précision et résolution qu’elle offre. 

Si Copper3D a décidé de s’orienter vers le SLA, c’est principalement pour aider les chirurgiens et dentistes à la recherche de matériaux de très bonne qualité. À ce sujet, Daniel Martinez, directeur de l’innovation chez Copper3D explique : “La nouvelle résine Glaciarys AR3 que nous sommes sur le point de lancer est une réponse directe aux demandes très spécifiques de certains chirurgiens et dentistes qui nous ont demandé un matériau antimicrobien de haute performance pouvant être utilisé en toute sécurité dans des conditions chirurgicales”. Avant de justifier pourquoi l’entreprise se consacre désormais à la technologie SLA :C’est ainsi que nous avons pensé à une solution allant au-delà de la technologie FDM et que nous nous sommes concentrés sur la SLA pour ses caractéristiques de haute qualité, son excellente résolution, et la possibilité de prototyper différentes formulations de résine. Ce qui donne un matériau « tout terrain », avec un prix accessible, mais en même temps idéal pour ce type de demandes dans le domaine de l’impression 3D biomédicale« .

Plusieurs dispositifs médicaux conçus avec la résine Glaciarys AR3 (crédits photo : Copper3D)

Un cas d’application de la résine Glaciarys AR3

Pour le moment, seul le chirurgien orthopédique Reinares et son équipe ont pu tester la nouvelle résine. Les praticiens ont conçu et imprimé en 3D un guide chirurgical afin de préparer une opération complexe d’arthroplastie de l’épaule. Cette première étape, qui s’est déroulée sans accroc, a permis d’établir que la Glaciarys AR3 était une résine idéale pour ce type d’application, mais aussi pour d’autres domaines, comme la dentisterie. Et si la résine est parfaitement adaptée aux besoins des praticiens, makers, FabLabs et autres équipes professionnelles peuvent également l’utiliser. 

Enfin, il est nécessaire de préciser que la résine est bio-compatible. La Glaciary AR3 a déjà passé les tests ISO22196 et a obtenu d’excellents résultats. La nouvelle résine s’est notamment distinguée par sa faculté à éliminer l’Escherichia coli et le Staphylococcus aureus. D’après le fabricant, la résine sera disponible d’ici peu de temps dans l’ensemble du réseau de distributeurs Copper3D. Vous pouvez d’ailleurs retrouver la liste des distributeurs ICI.

Que pensez-vous de la résine Glaciarys AR3 ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou Twitter !

Philippe G.

Share
Publié par
Philippe G.

Articles récents

MechStyle combine IA générative et simulation mécanique pour créer des modèles 3D plus performants

Si vous avez déjà essayé d'imprimer un modèle 3D généré par IA, vous savez que…

27 janvier 2026

De nouveaux nitrures pour la production en série : la C1000 FLEXMATIC franchit un cap industriel

La fabrication additive céramique ne se limite plus au prototypage et s’impose progressivement comme une…

26 janvier 2026

Les imprimantes 3D FDM grand format à moins de 5 000€

L'impression 3D FDM grand format a dépassé le stade expérimental ou celui des marchés de…

23 janvier 2026

ExtrudeX, une machine DIY pour transformer vos déchets plastiques en filament d’impression

Si l’impression 3D permet d'économiser de la matière en ne déposant le matériau que là…

22 janvier 2026

La fabrication additive est-elle vraiment prête pour le moulage par injection ?

Peut-on réellement compter sur la fabrication additive pour le moulage par injection lorsqu'il s'agit de…

21 janvier 2026

Shimizu imprime en 3D des structures en béton armé grâce à un procédé de pulvérisation

Alors que le vieillissement de la population japonaise et la diminution de la main-d'œuvre dans…

20 janvier 2026

Ce site utilise des cookies anonymes de visite, en poursuivant vous acceptez leur utilisation.