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Gecko Biomedical reçoit 6 millions d’euros pour développer ses biopolymères

Gecko Biomedical, une entreprise parisienne qui a développé une plateforme de biopolymères chirurgicaux adhésifs, a reçu un investissement de 6 millions d’euros du Programme d’Investissements d’Avenir afin d’accélérer l’industrialisation de ces biopolymères imprimés en 3D. Ils seraient utilisés pour la reconstruction de tissus et le traitement de nerfs périphériques.

Depuis 2013, Gecko Biomedical développe une plateforme exclusive qui lui permettrait d’imprimer en 3D des biopolymères synthétiques qui aideraient à la reconstruction de tissus. Les matériaux, biocompatibles et biorésorbables, ont été conçus pour adhérer aux tissus internes pendant une opération chirurgicale pour faciliter la reconstruction naturelle des tissus du patient. Une solution qui rejoint de près la bio-impression, capable de créer des structures à partir de matériaux organiques.

Gecko Biomedical compare les matériaux imprimables en 3D à une sorte de colle qui pourrait aider à la reconstruction tissulaire pendant et après la chirurgie. Cette colle durcirait sous l’effet d’une lumière spécifique et remplacerait ainsi les sutures. Un gain de temps non négligeable lors d’une opération chirurgicale. 

Les 6 millions d’euros ont été accordés dans le cadre d’un appel à projets industriels d’avenir (PIAve) par la banque d’investissement bpifrance. “Ce financement nous permet d’accélérer notre industrialisation et de nous doter d’un site de production unique à l’échelle mondiale, déclare le CEO de Gecko Biomedical, Christophe Bancel. Sur ce site, des procédés de toute dernière génération seront mis en œuvre afin de produire l’ensemble de nos polymères liquides en conditionnement individuel, stérile, prêt à l’utilisation par les chirurgiens.”  L’entreprise française serait en effet en pleine construction d’une usine de 1 150 m2 à Roncq qui comprendrait notamment un laboratoire d’analyse de plus de 140 m2 et quatre salles blanches de 300 m2.

Christophe Bancel, CEO de Gecko Biomedical

Christophe Bancel poursuit : “Nous allons aussi accélérer un deuxième pan de notre stratégie avec le développement industriel et clinique de notre plateforme d’impression 3D d’implants flexibles, biorésorbables, et de haute résolution en capitalisant sur nos polymères en tant que résine biomédicale, mais aussi en optimisant des techniques d’impressions 3D de toute nouvelle génération. »

Grâce à ce financement, Gecko Biomedical espère que sa plateforme grandira davantage. Elle compte aussi développer ses micro-conduits imprimés en 3D, liés entre eux par une des colles de la société, qui remplaceraient les sutures lors de la reconstruction des nerfs périphériques. Retrouvez l’ensemble du communiqué de presse officiel ici.

Que pensez-vous de la solution développée par Gecko Biomedical? Partagez votre opinion dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

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Mélanie Wallet

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