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GE brevette la technologie Blockchain pour la fabrication additive

Le géant américain General Electric, qui fait partie des plus gros vendeurs d’imprimantes 3D professionnelles avec sa filiale GE Additive, a récemment présenté un brevet pour utiliser la technologie Blockchain afin de valider et vérifier les pièces imprimées en 3D faisant partie de sa chaîne logistique. Pour rappel, cette technologie permet de stocker et transmettre des informations de façon transparente, sécurisée et fonctionnant sans organe central de contrôle.

La principale proposition de ce brevet présenté en décembre dernier est le fait de protéger la fabrication de ses modèles. Une initiative qui nous rappelle celles prises par des entreprises comme Identify3D qui a développé un logiciel 3D pour protéger les données des modèles 3D conçus par diverses industries, mais aussi Watermark 3D qui place des filigranes dans ses modèles 3D. L’utilisation de la technologie de crypto monnaie devrait être utilisée pour créer une base de données qui valide et vérifie les fichiers 3D et leur processus d’impression 3D.

Un brevet pour protéger les modèles 3D

Un des défis majeurs rencontrés par les entreprises industrielles qui ont recours à la fabrication additive est le manque de vérification et validation qui garantit la qualité des pièces imprimées en 3D. L’entreprise prévoit d’utiliser la fabrication basée sur Blockchain pour pister et certifier les objets imprimés en 3D. « Par conséquent, nous souhaitons fournir des systèmes et des méthodes pour créer un historique des données du processus de fabrication additive, avec des capacités de vérification et de validation qui peuvent être intégrées dans les dispositifs de fabrication additive« , explique GE dans sa présentation du brevet.

L’entreprise poursuit en expliquant que si une pièce détachée imprimable en 3D est partagée avec un autre utilisateur, celui-ci ne peut pas vérifier si elle a été produite en utilisant le bon fichier et le bon procédé. Avec la technologie Blockchain, GE veut assurer que la production industrielle se fasse avec succès, sans changer le modèle ou le processus de développement.

C’est pour cela que le géant américain souhaite utiliser cette technologie pour vérifier ses propres pièces dans la chaîne d’approvisionnement, assurant alors la vérification et la validation de chaque pièce qui entre dans la production. Une solution qui pourrait bien répondre aux défis que pose l’impression 3D  en termes de propriété intellectuelle.

Retrouvez plus d’informations sur le site officiel de GE Additive. Que pensez-vous de ce brevet? Partagez votre opinion dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.

Mélanie W.

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

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Mélanie W.

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