Art & Design

Un designer imagine des fruits imprimés en 4D enrichis en nutriments

On finit notre semaine avec un peu de douceur en vous présentant le projet de Meydan Levy qui a imaginé cinq fruits imprimés en 4D et comestibles, conçus à partir d’une peau en cellulose imprimée en 3D et remplis de vitamines et minéraux. Pourquoi parlons-nous ici d’une quatrième dimension ? Car les fruits changent de forme une fois qu’ils sortent de l’imprimante : la dimension est activée sous l’effet d’un stimuli. Avant cela, le fruit sec est plat et léger ce qui permettrait notamment d’allonger sa durée de conservation et de faciliter son transport. 

L’impression 4D commence à gagner du terrain, alliant à la fois les avantages de la fabrication additive et une dimension temps qui est capitale dans nos processus de consommation aujourd’hui. La technologie permet de créer des pièces qui vont changer elles-mêmes de forme sous l’effet de la chaleur, de l’humidité, d’une décharge, etc. Elle est particulièrement intéressante pour des secteurs où la personnalisation est clé, comme dans le médical. Bien sûr, elle peut aussi être employée pour des projets artistiques, comme c’est le cas avec Neo Fruit porté par Meydan Levy.

Les fruits imprimés en 4D contiennent un liquide enrichi en nutriments

Le processus de création des fruits imprimés en 4D

Le designer a opté pour de la cellulose, une matière organique, afin de créer la structure de ses fruits. Il explique qu’il a d’abord imprimé en 3D une structure plate, une sorte de peau finalement faite de cellulose. Cette structure serait ensuite enrichie en en composés phytochimiques et intègrerait des micro-tubes afin d’y injecter un liquide enrichi en minéraux et vitamines après impression. C’est à partir de là que le fruit gonfle et prend tout son volume, sa couleur et sa saveur. L’ajout du liquide après l’impression présenterait un certain nombre d’avantages comme une meilleure optimisation de l’espace d’impression, une capacité à créer un objet dynamique et réaliste, et un emballage et transport plus pratiques.

Côté goût, le designer n’a pas souhaité reproduire le goût des vrais fruits et a travaillé longtemps sur l’obtention d’une saveur riche. Il ajoute : “J’ai développé un appareil qui me permet d’extraire les huiles, les saveurs et les odeurs de presque toutes les substances existantes, grâce auquel je peux expérimenter des combinaisons de goûts et d’odeurs diverses et intéressantes. J’ai développé les textures avec l’aide de chefs experts en cuisine moléculaire et recherché les matières premières comestibles disponibles pour produire la couleur et la texture appropriées pour chaque fruit.”

Ce fruit rappelle le fruit de la passion

Si on se penche sur les fruits imprimés en 4D, l’un d’eux est une série de petites gousses attachées entre elles comme des molécules. Le designer explique qu’on doit l’ouvrir et en racler le contenu comme une feuille d’artichaut. Un autre fruit rappelle l’intérieur d’un fruit de la passion mais divisé en 3, le tout maintenu par une sorte de squelette externe et interne. Enfin, un autre fait penser à des petites fraises, reliées entre elles par une sorte de vaisseau sanguin. Vous pouvez retrouver l’ensemble du projet ICI. Et si vous n’êtes pas encore convaincus par leur aspect comestible, regardez la vidéo ci-dessous :

Que pensez-vous de ces fruits imprimés en 4D ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. N’hésitez pas à nous suivre sur Facebook ou Twitter !

Mélanie W.

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

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Mélanie W.

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