Recherche & Education

FossiLabs crée des implants imprimés en 3D en PEEK pour favoriser la croissance des os

FossiLabs est une jeune startup basée aux États-Unis axée sur le développement d’imprimantes 3D FDM pour produire des implants médicaux à base de PEEK. Son objectif est de favoriser la croissance osseuse chez les patients à partir d’un implant poreux imprimé en 3D en PEEK. Celui-ci intègrerait des zones définies de porosité totale et présenterait une hydrophilie avancée pour favoriser l’ostéointégration. En d’autres termes, contrairement aux autres implants imprimés en 3D en PEEK, la pièce entière est faite de structures poreuses au lieu d’avoir seulement une porosité de surface.

Les thermoplastiques hautes performances tels que le PEEK ont beaucoup attiré l’attention ces dernières années dans le secteur de l’impression 3D. Ces matériaux offrent des avantages clés aux secteurs exigeants comme l’aérospatial et l’automobile en termes de stabilité thermique, chimique et de propriétés mécaniques. Ils sont également plus abordables que les solutions de fabrication additive métal qui peuvent vite grimper en termes de prix. Dans le domaine médical, ce sont leurs propriétés bio-compatibles qui présentent un intérêt particulier pour les implants.

Des granulés de PEEK VESTAKEEP (crédits photo : Evonik)

Le matériau utilisé pour créer les implants est basé sur le VESTAKEEP (PEEK) d’Evonik, un monofilament polymère spécialement conçu pour le procédé de dépôt de matière fondue. Le groupe chimique allemand explique qu’un tel matériau peut être considéré comme un substitut métallique dans des composants qui doivent résister à des conditions environnementales sévères. Plus précisément, VESTAKEEP i4G présente une bio-compatibilité, une bio-stabilité et une transparence aux rayons X élevées.

Le fondateur de FossiLabs, Todd Reith explique : « L’utilisation de la technologie d’impression 3D permet de créer une structure poreuse qui serait impossible à obtenir en utilisant des méthodes traditionnelles. L’augmentation de la surface et la porosité totale favorisent les croissances de l’os et de l’implant, conduisant à une plus grande force d’intégration. Ajoutez-y un nano-revêtement d’hydroxyapatite (HA), et vous obtenez  quelque chose d’inégalé dans l’industrie. »

Un implant crânien réalisé à partir de PEEK

La startup a également développé un logiciel pour permettre d’identifier facilement les régions de macro-porosité osseuse solides  au sein des modèles d’implant des patients existants. Les zones de croissance osseuse souhaitées peuvent ainsi être définies et imprimées en 3D en PEEK, principalement pour des espaceurs et cages pour la colonne vertébrale. Actuellement, la startup recherche des sociétés de dispositifs médicaux pour obtenir une licence sur sa technologie afin d’améliorer ses gammes de produits statiques et développer de nouvelles solutions haute performance. Vous pouvez en savoir plus sur le site internet de FossiLabs.

Que pensez-vous des dispositifs médicaux de FossiLabs ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives. N’hésitez pas à nous suivre sur Facebook ou Twitter !

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

Share
Publié par
Mélanie Wallet

Articles récents

Morpho, l’imprimante UV de bureau qui dépasse les 9 millions d’euros sur Kickstarter

En 2020, un groupe d'ingénieurs a quitté DJI pour fabriquer une imprimante 3D de bureau,…

14 octobre 2026

AMinsider, le podcast de la fabrication additive, rejoint 3Dnatives

Le podcast AMinsider rejoint l'écosystème 3Dnatives afin de proposer aux lecteurs une nouvelle perspective sur…

13 octobre 2026

La future église de Neratovice sera imprimée en 3D

On est sans doute devant l’une des plus grandes églises imprimées en 3D dans le…

12 octobre 2026

Le titane peut-il flotter ? Des chercheurs australiens y parviennent grâce à la fabrication additive

Des ingénieurs de l'université RMIT, à Melbourne, ont présenté une structure lattice en titane imprimée…

9 octobre 2026

#Startup3D : Scrap Labs réduit l’impression 3D métal au format de bureau

Les imprimantes 3D métal utilisant la fusion laser sur lit de poudre (LPBF) coûtent généralement…

8 octobre 2026

Rencontre avec Alexis Aubert, le champion du monde en fabrication additive

À 21 ans, Alexis Aubert vient d'être sacré champion du monde en fabrication additive lors…

7 octobre 2026

Ce site utilise des cookies anonymes de visite, en poursuivant vous acceptez leur utilisation.