Art & Design

FIBERBOTS, le projet qui combine fabrication additive et robotique

Le MIT Media Lab est à l’origine de plusieurs projets innovants liés à l’impression 3D – on se souvient notamment de ceux lancés par l’architecte et chercheuse Neri Oxman. Cette fois-ci, le groupe Mediated Matter présente sa plate-forme de fabrication numérique, FIBERBOTS qui combine architecture et robotique. Elle met en scène des petits robots capables de construire de manière additive des structures tubulaires, l’objectif étant de proposer une nouvelle façon de concevoir l’architecture à grande échelle.

L’équipe à l’origine de ce projet explique s’être beaucoup inspirée des insectes habitués à travailler ensemble, comme les abeilles ou les fourmis, qui sont capables de collaborer rapidement en essaim afin de bâtir des structures très souvent plus grandes qu’eux-mêmes. Les chercheurs ont également beaucoup observé les araignées et ont étudié leur capacité à filer des fibres protéiniques pour créer des toiles de soie dotées de propriétés réglables, souples et robustes. Une méthode de travail qui rappelle celle utilisée par les ingénieurs à l’origine d’Atropos, ce robot capable d’imprimer en 3D de la fibre de verre.

Les robots superposent des couches de fibre de verre pour créer les structures en tubes (crédits photo : The Mediated Matter Group)

FIBERBOTS, des robots en essaim pour construire des structures de façon additive

FIBERBOTS représenterait donc un essaim de robots conçus pour tisser de la fibre de verre autour d’eux-mêmes et créer des structures en tubes couche par couche. Concrètement, le robot superpose ce matériau très résistant à l’image d’une imprimante 3D et tourne autour de lui-même afin d’enrouler la fibre pour ériger un tube plus ou moins haut. Ces robots seraient mobiles et utiliseraient des capteurs pour contrôler la longueur et la courbe de chaque tube en fonction d’une trajectoire préalablement définie. Etant donné qu’ils travaillent en essaim, les robots pourraient créer des tubes entrelacés ou parallèles pour monter une forme architecturale beaucoup plus grande.

L’équipe a développé 16 robots dont le système de design qui les contrôle et les a programmés pour qu’ils puissent créer de façon autonome une structure de 4,5 mètres de haut. Ils sont restés dehors pendant plusieurs mois et ont affronté avec succès le froid du Massachusetts, montrant tout le potentiel de cette technologie. Les chercheurs concluent : « Une approche de fabrication en essaim peut transformer radicalement la construction numérique en fabriquant de façon digitale des matériaux de structure, en générant des produits plus grands que leur taille de portique et en proposant de nouveaux procédés de fabrication tels que le tissage robotique et l’impression de forme libre. Ces méthodes sont propices à la génération de fonctions, mais ne peuvent pas être facilement adaptées à de grands systèmes. Avec cette logique d’essaims, les systèmes peuvent devenir plus réactifs et mieux adaptés aux conditions environnementales. En suivant l’exemple de la nature, un essaim offre davantage de fiabilité et d’efficacité grâce à des tâches réparties, à un actionnement parallèle et à la répétition. »

FIBERBOTS a été exposé pendant des mois aux Etats-Unis (crédits photo: The Mediated Matter Group)

Quand combinée à la robotique, la fabrication additive peut créer des projets de taille! Retrouvez plus d’informations sur FIBERBOTS sur le site officiel du MIT Media Lab et dans la vidéo ci-dessous :

Que pensez-vous de ce projet? La robotique en essaim peut-elle révolutionner le secteur de la construction? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.

Mélanie W.

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

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Mélanie W.

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