Un fauteuil de Marie-Antoinette restauré grâce à l’impression 3D

Un avantage de l’impression 3D souvent mis en avant par les médias est la possibilité pour le particulier de réparer facilement des objets de son quotidien. En vous rendant sur un site de modèles 3D, vous pourrez avec un peu de chance télécharger l’anneau cassé de votre rideau de douche, votre bouton de porte qui ne se visse plus ou votre accroche-serviette perdu… avant de la répliquer sur votre imprimante 3D ou bien de le commander sur un site de cloud manufacturing.

Le fauteuil ayant appartenu à Marie-Antoinette avant sa restauration

Mais qu’en est-il quand un musée utilise l’impression 3D pour restaurer des objets vieux de plusieurs centaines d’années ? Zoe Allen, conservatrice au Victoria & Albert Museum dévoile aujourd’hui comment elle et son équipe sont arrivés à redonner vie à un fauteuil ayant appartenu à Marie-Antoinette grâce à l’impression 3D.

Depuis sa création en 1788, la pièce de mobilier appartenant au musée a connu plusieurs restaurations dont la dernière date de 1970. Aujourd’hui, suite à des recherches menées par le Metropolitan Museum of Art de New-York, des documents ont permis de retrouver l’état initial du fauteuil, de la dorure originale, en passant par le choix des tissus ou de la peinture de l’époque.

C’est à cette occasion que le musée londonien a décidé de restaurer le siège royal afin de lui redonner une nouvelle jeunesse en ayant notamment recours à l’impression 3D, un outil encore très peu utilisé par les conservateurs et musées autour du monde.

La partie la plus abimée du fauteuil royal

La partie la plus endommagée du fauteuil est celle qui a nécessité le recours à l’impression 3D. Pour commencer, un moule a été conçu afin de recréer la partie intacte de la chaise, qui a alors été numérisé à l’aide d’un scanner 3D pour en obtenir le clone symétrique à partir d’un logiciel 3D. Un modèle imprimé en 3D a alors été réalisé, réplique fidèle de la partie manquante. Finalement, un dernier moule a été mis au point pour obtenir la pièce manquante dans un matériau proche du bois.

Les différentes étapes en photos :

Le scan 3D de la partie intacte recréée par un moule

Par symétrie, les équipes du musée ont obtenu le modèle 3D de la partie manquante

La pièce imprimée en 3D à gauche

Après plusieurs étapes de finition, allant du capitonnage à la peinture en passant par la dorure à la feuille d’or, le fauteuil retrouvait ses couleurs passées pour le plus grand plaisir des visiteurs du V&A Museum.

Le fauteuil de Marie-Antoinette suite à la restauration

Plus d’informations sur le blog du musée ICI.

Pour rester informé abonnez-vous à notre flux RSS ou pages Facebook Twitter Google+ ou LinkedIn

Alex M.

Fondateur de 3Dnatives

Share
Publié par
Alex M.

Articles récents

Le format OBJ en impression 3D

02Lorsque l'on parle de formats de fichiers d'impression 3D, il peut être facile de penser…

14 juillet 2026

Les imprimantes 3D FDM/FFF de PEEK et d’ULTEM

Les utilisateurs de la fabrication additive sont de plus en plus à la recherche de…

13 juillet 2026

rrreefs immerge un récif corallien imprimé en 3D aux Maldives

Le resort Anantara Dhigu vient d'immerger dans son lagon aux Maldives 13 structures en argile…

10 juillet 2026

WEBINAIRE : Décryptage de la HP IF 600 HT, matériaux ouverts et haute performance sans compromis

L'impression filament industrielle a longtemps imposé un choix entre l'accessibilité des systèmes de bureau et…

9 juillet 2026

Première greffe réussie d’une cornée humaine bio-imprimée en 3D

En octobre 2025, le Rambam Health Care Campus de Haïfa, en Israël, a marqué l'histoire…

8 juillet 2026

Tout savoir sur l’impression 3D de cire

Le terme d'impression 3D de cire est quelque peu trompeur, car il s'agit d'une impression…

7 juillet 2026

Ce site utilise des cookies anonymes de visite, en poursuivant vous acceptez leur utilisation.