Des étudiants construisent leur propre imprimante 3D open-source en cours

Félicitations à l’Université Michigan Tech et au professeur Joshua Pearce pour avoir créé une nouvelle façon d’enseigner l’impression 3D.

En associant leur maîtrise du software et du hardware dans un environnement « open-source », les étudiants ingénieurs se sont invités dans le monde des « makers » et ont construit leur propre imprimante 3D.

Lancé à la dernière rentrée scolaire le cours s’intitule « l’impression 3D open-source ». Il a été proposé en phase pilote à 50 étudiants. Rapidement pourvues les places ont été attribuées aux étudiants les plus motivés, et prêts à s’acquitter de 500$ (environ 450€) pour acheter tous les composants nécessaires à la fabrication de leur Delta RepRap MOST.

Malgré le coût pour l’école et pour les élèves, tout a bien fonctionné. L’université s’est chargée de l’enseignement, tandis que les élèves se sont investis pour construire un outils qu’ils allaient par la suite emporter chez eux.

L’idée est d’inspirer les jeunes avec le concept d’imprimante RepRap, qui non seulement permet de construire un système open-source mais aussi d’inviter les élèves à dialoguer avec une communauté de makers et d’inventeurs. Les élèves apprennent ainsi par eux-même à maîtriser complètement leur machines et à lui faire produire les objets qu’ils souhaitent, sans limitation. Ce nouveau mode d’enseignement les a par ailleurs amené à vivre les cours différemment, en faisant les exercices en classe et l’apprentissage théorique à la maison.

« Ce cours a été le plus amusant que j’ai eu à enseigner depuis 10 ans, et je conseille vivement les universités de par le monde à créer un cursus de ce type », affirme le Dr. Pearce. « Tout le cours est disponible gratuitement. Il peut également être enseigné à des élèves de lycée, tous les outils que nous avons utilisé étaient nouveau pour la majorité des étudiants. »

Une fois leur imprimante construite les étudiants se sont lancés sur des projets simples comme la création de prises d’escalade. Les formes pouvaient être réalisées sans vraies contraintes. Dr. Pearce a ensuite naturellement invité les élèves à partager leurs designs, permettant ainsi de fabriquer des prises pour quelques euros au lieu d’une cinquantaine d’euros normalement. Voici un exemple de modèle sur le site Thingiverse.

Par la suite les élèves ont pu fabriquer ou réparer des ustensiles de laboratoire habituellement coûteux comme des centrifugeuses, des masques de lumières, … Certains d’entres eux ont même conçu un outils permettant de générer automatiquement des faces de branchements électriques pour un cours d’électronique.

« Encore une fois, les capacités d’innovation démontrées par les élèves dans un environnement open-source ont été impressionnantes », affirme le Dr Pearce.

Plus loin encore, les élèves ont participé à un projet de développement durable en répondant à la demande d’un docteur Camerounais qui manquait d’otoscope. Le challenge était donc de mettre à disposition un design imprimable facilement et à moindre coût.

« D’une manière générale les élèves ingénieurs sont bricoleurs, mais si vous voulez vraiment qu’ils « mettent les mains dans cambouis », il faut qu’ils possèdent l’imprimante 3D, et pas seulement qu’ils y aient accès. C’est pourquoi il est très important que les élèves construisent, testent, diagnostiquent et réparent leurs imprimantes. De cette manière ils les connaissent vraiment et n’ont pas peur de les réparer ou des les améliorer. »

Le cours de  Mr. Pearce met en lumière une forme d’enseignement contemporain, très connecté, où les jeunes ingénieurs mettent en pratique leur connaissances sur des applications très concrètes, et apprennent à innover avec et pour la communauté.

Le cours dispensé par Mr Pearce est disponible en anglais ICI.

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Jean-Marie Laly

L'impression 3D est une technologie disruptive permettant à chacun d'expérimenter la création de ses propres objets. Cela permet notamment aux plus jeunes d'entrer dans une démarche créative et d'expérimentation, ce qui s'avérera clé pour la vie professionnelle de certains. Acteur de ce développement, je suis responsable produit chez 3D Slash, l'outil de dessin 3D gratuit et accessible aux plus jeunes. Vous pouvez me suivre sur twitter @JML137

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Jean-Marie Laly

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