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HANX, le premier drone imprimé en 3D certifié conforme à la NDAA aux États-Unis

Publié le 13 février 2026 par Carol S.
drones impression 3d

Alors que le département américain de la Défense s’efforce d’atteindre la « domination des drones », un plan ambitieux prévoyant l’acquisition de près de 300 000 drones d’attaque à usage unique d’ici 2028, le Corps des Marines a fait un premier pas. Il s’agit du développement de son premier drone imprimé en 3D entièrement compatible avec la Loi d’autorisation de la Défense nationale (NDAA).

La NDAA est la législation qui encadre, entre autres, les technologies et composants autorisés dans les systèmes militaires américains, en particulier dans des domaines sensibles tels que les communications, l’électronique et les logiciels. En d’autres termes, la NDAA vise à éviter l’utilisation de composants présentant d’éventuelles backdoors ou dépendances technologiques vis-à-vis de pays considérés comme adversaires. Le drone, baptisé HANX, est le fruit du travail d’une petite équipe de Marines basée en Caroline du Nord. À la tête du projet se trouve le sergent Henry David Volpe, mécanicien en transport motorisé, autodidacte en impression 3D et robotique depuis l’adolescence.

Bien que le Corps des Marines ait déjà expérimenté des drones imprimés en 3D dans le passé, HANX représente une avancée majeure. Contrairement aux précédents modèles, ce nouveau drone respecte strictement les exigences de la NDAA, ce qui garantit que tous ses composants sont exempts de matériel et de logiciels d’origine potentiellement compromise. HANX a été conçu comme une plateforme modulaire que les Marines peuvent eux-mêmes imprimer, modifier et réparer. Cela permet d’adapter rapidement la conception à différentes missions. Parmi les utilisations prévues, on peut citer la reconnaissance tactique, la logistique légère, l’entraînement et même l’usage comme drone d’attaque.

En seulement 90 jours, le sergent Volpe a développé cinq versions principales du drone et des dizaines d’itérations mineures. Afin de s’assurer que les moteurs, les contrôleurs, les capteurs et les systèmes de communication soient conformes aux normes de la NDAA, Henri David Volpe a consacré plusieurs mois à la recherche, à des échanges directes avec les fabricants et à la validation par les bureaux gouvernementales, notamment la NAVAIR, responsable de la certification de vol. Finalement, le drone HANX a obtenu une autorisation de vol provisoire, devenant ainsi le premier drone imprimé en 3D du Corps des Marines officiellement autorisé à opérer. Suite à cette approbation, l’Innovation Campus a commencé à transformer le projet en un programme de formation, incluant des plans d’entraînement et des cadres de cours pour que d’autres unités puissent fabriquer et entretenir leurs propres drones. Certaines unités, telles que les forces spéciales et les équipes de déminage, ont déjà manifesté leur intérêt immédiat pour la production d’un plus grand nombre d’unités HANX pour des missions spécifiques, selon un communiqué du Corps des Marines.

L’évolution rapide des drones et le contexte international actuel suscitent, sans aucun doute, débats et incertitudes. Cependant, comprendre comment ces technologies s’intègrent dans les structures militaires est essentiel pour analyser le rôle que jouera la fabrication additive à l’avenir.

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*Crédits photos : MARINE CORPS / Sgt. Alfonso Livrieri

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