Des code-barres pour les objets imprimés en 3D ?

Une des craintes relatives au développement de l’impression 3D, est notamment liée aux problèmes de copyrights engendrés lors de la création d’un modèle 3D. Qu’est ce qui demain, empêchera un pirate de partager à grande échelle un fichier 3D proposé par une grande marque? Prenons par exemple une pièce de lego, un objet simple à recréer en 3D… Qu’est ce qui aujourd’hui vous empêche de proposer à la communauté des makers ce fichier 3D?

A la dernière conférence SIGGRAPH d’Anaheim en Californie, regroupant les principaux acteurs du monde de l’infographie et de l’animation 3D, Karl Willis, docteur en Computational Design au Carnegie Mellon, et Andy Wilson, chercheur chez Microsoft Research, ont présenté une nouvelle technologie permettant d’implanter un marqueur unique sur des objets imprimés en 3D. Reposant sur un système entre le code barre et le QR-code, cette technique permettrait d’identifier mais aussi d’encoder des informations au sein de n’importe quel objet imprimé.

Ces marqueurs, dénommés InfraStructs, seraient implantés dans la structure même de l’objet et pourraient être lu via un système d’imagerie, comme un scanner, reposant sur les propriétés du rayonnement terahertz. Une autre alternative repose sur l’insertion d’un tag RFID (pour Radio Frequency Identification en anglais) mais qui demanderait alors l’interruption momentanée de l’impression 3D pour l’ajout du marqueur dans l’objet…ce qui complexifie et ralentit tout le processus d’impression.

Un des nombreux attraits derrière ce code barre d’un nouveau genre est qu’il serait invisible à l’oeil nu… « Vous ne voudriez surement pas voir apparaitre un code-barre ou bien un QR-code sur les objets que vous avez créés » souligne Willis.

Les marqueurs sont lus par le biais des radiations émises par le scanner, sur une longueur d’onde inoffensive pour l’Homme. Les radiations passent alors à travers l’objet imprimé et font demi-tour vers le scanner dès lors qu’elles rencontrent une nouvelle surface, construisant ainsi un code-barre unique de l’objet. Plus d’explications dans la vidéo (en anglais) :

 

« Cela implique de nouvelles possibilités pour encoder des informations cachées au cours du processus de fabrication 3D » explique Wilson et souligne que « de nombreuses personnes voient les imprimantes 3D comme un simple outil de prototypage rapide. Nous voulons réfléchir à l’impression 3D de manière plus globale et l’approcher comme un réel sujet de recherche ».

Derrière cette technologie, se cache à la fois un système efficace de lutte contre le partage illégal de fichiers 3D mais aussi de nouvelles possibilités pour la logistique des objets imprimés en 3D. Encoder une information sur un objet 3D permettrait même de rendre interactif l’objet, en proposant d’interagir directement avec l’objet imprimé.

Pour rester informé abonnez vous à notre flux RSS ou pages Facebook et  [follow id= »3Dnatives » ]

Alex M.

Fondateur de 3Dnatives

Share
Publié par
Alex M.

Articles récents

L’impact de la fabrication additive sur le transport de combustibles nucléaires

En 2019, Orano Federal Services et l’université de Caroline du Nord à Charlotte s’étaient penchés…

15 avril 2026

Plus vrai que nature : ce cerveau imprimé en 3D imite la texture et l’électricité du vivant

Des chercheurs de la faculté d'ingénierie de l'université du Missouri ont réussi à imprimer en…

14 avril 2026

Les drones imprimés en 3D conçus pour le champ de bataille

Des missions de reconnaissance aux missions d'attaque, les drones imprimés en 3D passent des usines…

13 avril 2026

Les toilettes d’Artemis II sont-elles vraiment imprimées en 3D ?

La mission Artemis II a décollé le 1er avril avec quatre astronautes à bord pour…

10 avril 2026

Un premier pont piéton imprimé en 3D à Singapour

Il ne verra le jour que dans deux ans mais fait déjà parler de lui…

9 avril 2026

Metal 1.0, l’imprimante 3D métal à 10 000 euros, peut-elle inquiéter les solutions actuelles ?

Une imprimante 3D métal à moins de 10 000 € peut sembler un rêve irréalisable,…

8 avril 2026

Ce site utilise des cookies anonymes de visite, en poursuivant vous acceptez leur utilisation.