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Quelles sont les imprimantes 3D SLS du marché ?

Publié le 16 avril 2026 par Mélanie W.

Autrefois réservée aux utilisateurs disposant de budgets importants, le frittage sélectif par laser (SLS) est aujourd’hui un procédé d’impression plus accessible et pratique. Cette technologie utilise un laser pour fusionner de la poudre plastique couche par couche. Par le passé, elle pouvait être écartée en raison de ses coûts élevés et de sa complexité opérationnelle. Cependant, les avancées réalisées dans le domaine des solutions de bureau ont rendu ce procédé plus abordable, et la gamme de matériaux compatibles s’est élargie pour inclure des composites haute performance, des polymères recyclés et des TPU souples. Aujourd’hui, le SLS est largement utilisé dans les secteurs de l’automobile, des biens de consommation, de l’aérospatiale et du médical.

Ci-dessous, nous passons en revue les imprimantes 3D SLS de bureau et industrielles actuellement disponibles sur le marché. Que vous recherchiez une option de bureau plus conviviale ou un système industriel à haut volume, ce guide (qui répertorie les machines par ordre alphabétique des fabricants) explore les solutions qui définissent le paysage du SLS en 2026.

Les imprimantes 3D SLS de bureau

Fuse 1+ 30W de Formlabs

Fondée aux États-Unis en 2011, Formlabs développe des imprimantes 3D professionnelles à des prix abordables. L’entreprise s’est fait connaître pour ses solutions basées sur la stéréolithographie avant de lancer la Fuse 1, sa première imprimante 3D SLS, en 2021. Rapidement, Formlabs a développé une seconde solution, la Fuse 1+ 30W, une machine SLS compacte adaptée au prototypage rapide et à la production en interne le jour même. Elle utilise un laser à fibre de 30 W, avec un volume d’impression de 165 x 165 x 300 mm et une épaisseur de couche de 110 microns. Les matériaux compatibles comprennent le Nylon 12, le Nylon 11, le Nylon 12 GF, le Nylon 11 CF et le TPU 90A. L’imprimante est conçue pour s’intégrer à l’écosystème Fuse, une suite d’outils de post-traitement couvrant l’extraction des pièces, la récupération de la poudre et la finition de surface.

imprimante 3D SLS

Crédits photo : Formlabs

La RMS220 de Raise3D

Réputée pour ses imprimantes FDM professionnelles, notamment les séries Pro3 et E2, et plus récemment pour ses systèmes résine DF2 et DF2+, la société Raise3D a franchi une étape majeure en 2025 avec le lancement de sa première imprimante SLS : la RMS220. Avec un volume d’impression de 220 x 220 x 350 mm / 17 L, cette machine prend en charge les impressions en plusieurs parties et offre une grande efficacité d’imbrication. La RMS220 a été conçue pour les applications nécessitant des tolérances serrées et des détails fins. C’est pourquoi, lorsque le mode parois minces est activé, elle peut atteindre une épaisseur de paroi minimale de 0,5 mm. La machine est compatible avec les matériaux Raise3D, notamment divers polyamides et le polyuréthane thermoplastique. Le laser à fibre haute puissance de 5 W à 1 064 nm permet un frittage puissant et homogène, et la vitesse de balayage atteint jusqu’à 30 000 mm/s pour une production accélérée. Pour en savoir plus, lisez notre test de la RMS220 réalisé par le lab 3Dnatives.

imprimantes 3D SLS

Le pack Raise3D RMS220 comprend (de gauche à droite) l’imprimante, l’unité d’impression et la station de nettoyage (crédits photo : Raise3D)

SnowWhite 2 de Sharebot

La SnowWhite 2 est une imprimante 3D SLS professionnelle développée par le fabricant italien Sharebot. Équipée d’un laser CO₂ de 14 W, elle offre un volume d’impression de 100 x 100 x 100 mm, des paramètres entièrement personnalisables et un système de distribution de poudre interchangeable. La machine peut fonctionner avec seulement 300 g de poudre et prend en charge les atmosphères d’azote ou d’argon, ce qui la rend particulièrement adaptée aux essais de matériaux et aux applications de R&D. Sharebot a depuis développé la SnowWhite 2 HT, une variante haute température dotée d’une chambre de fabrication pouvant atteindre 350 °C et d’un volume d’impression de 50 x 50 x 50 mm, destinée aux universités et aux centres de recherche travaillant au développement de nouveaux polymères et composites.

SUZY de Sinterit

Fondée en Pologne en 2014, la société Sinterit est spécialisée dans le développement d’imprimantes 3D SLS ; elle a lancé sa première machine, la Lisa, en 2015. Le modèle d’entrée de gamme actuel de la société est la SUZY, une imprimante SLS compacte offrant un volume d’impression de 130 x 180 x 330 mm et une hauteur de couche de 0,075 mm. Elle utilise un laser à diode couplé à une fibre IR de 30 W et atteint une vitesse d’impression pouvant aller jusqu’à 20 mm/h. Les matériaux compatibles incluent le PA11 et le PA12. La machine fonctionne avec Sinterit Studio, le logiciel interne de découpage et de gestion d’impression de la société.

imprimantes 3D SLS

Crédits photo : Sinterit

L’imprimante SLS open source Inova MK1

On termine cette première section avec une imprimante SLS quelque peu différente des autres. L’Inova MK1 est une imprimante SLS open source développée par SLS4All, un projet fondé fin 2020 par deux ingénieurs tchèques. Elle s’adresse aux petites entreprises, aux établissements d’enseignement et aux makers. Son volume d’impression est de 177 x 177 x 200 mm et elle est compatible avec les poudres de PA12, de TPU et, de manière générale, avec tout polymère dont le point de fusion ne dépasse pas 200 °C. Comme il s’agit d’un produit open source, l’utilisateur a un accès complet à la conception de la machine et peut la modifier ou l’expérimenter librement. Elle est vendue en deux formats : en kit complet prêt à assembler pour 6 490 € ou en kit DIY pour 3 480 €, qui comprend uniquement l’électronique, l’optique et les éléments chauffants, laissant à l’acheteur le soin de fabriquer le reste des composants.

Les imprimantes 3D SLS industrielles

Les imprimantes 3D SLS de 3D Systems

3D Systems, qui n’a plus besoin d’être présenté dans le secteur de la fabrication additive, propose deux imprimantes SLS dans son catalogue : la SLS 300 et la SLS 380. La première, avec un volume d’impression de 300 x 300 x 300 mm, est destinée aux environnements où l’espace est limité, tels que les bureaux, les laboratoires ou les petits ateliers, car elle n’occupe que 0,45 m² au sol. Elle utilise une prise de courant standard, est peu bruyante et ne nécessite ni refroidisseur ni extracteur de fumées. Selon 3D Systems, elle peut être utilisée par du personnel non spécialisé. La poudre est chargée à l’aide de cartouches, ce qui évite la manipulation directe du matériau et élimine le besoin d’une infrastructure dédiée. En contrepartie de cette simplicité, la compatibilité des matériaux est limitée au PA11 et au PA12.

La seconde, la SLS 380, passe à la vitesse supérieure avec un volume d’impression de 381 x 330 x 460 mm et fonctionne avec sept matériaux, dont le PA11, le PA12, des plastiques de qualité médicale et des matériaux ignifuges. De plus, la machine dispose d’une série de fonctions intéressantes telles que l’imbrication automatisée de pièces en 3D.

À gauche, la SLS 300, à droite la SLS 380 (crédits photo : 3D Systems)

L’imprimante AFS LaserCore 5300

L’AFS LaserCore 5300, du fabricant chinois 3DPTEK, est une imprimante SLS grand format destinée à la production industrielle. Avec un volume d’impression de 700 x 700 x 500 mm, c’est une machine conçue pour les sites de fabrication. L’entreprise possède plus de 30 ans d’expérience dans la fonderie, ce qui se reflète dans la sélection des matériaux compatibles : sable de résine, matériaux pour moules de fonderie et plastiques techniques. Un profil qui la distingue des imprimantes SLS conventionnelles, généralement axées sur les polyamides. Le fabricant met en avant son faible coût d’exploitation et la recommande pour des secteurs tels que l’automobile, l’aéronautique, les engins de chantier et l’industrie navale.

Crédits photo : 3D Printing Technology, Inc. (3DPTEK)

EOS FORMIGA P 110 Velocis

Quand on parle de frittage laser, difficile de passer à côté de l’entreprise allemande EOS. Elle fait partie des premiers fabricants d’imprimantes 3D SLS du marché et son portefeuille est aujourd’hui très large, avec différentes solutions qui répondent à des besoins précis. Parmi cette gamme, on retrouve la machine EOS FORMIGA P 110 Velocis qui offre un volume d’impression de 200 x 250 x 330 mm. Dotée d’un laser de 30 W, elle propose une vitesse de balayage jusqu’à 5,0 m/s. Cette imprimante 3D SLS industrielle est compatible avec 9 poudres polymères, que ce soit du nylon, du TPU ou encore de l’alumide. La machine est intégrée à tout un workflow disponible en option comprenant une station de déballage et de tamisage, une cabine de sablage et une station de mélange.

imprimantes 3D SLS

Crédits photo : EOS

Eplus3D et sa solution EP-P420

Eplus3D est un fabricant chinois de solutions industrielles. Parmi les machines qu’il propose, on retrouve la EP-P420, une imprimante 3D SLS qui offre un volume d’impression de 420 x 420 x 460 mm et une épaisseur de couches comprise entre 0,06 et 0,2 mm. Adaptée pour de la production sur-mesure ou la petite série, elle est compatible avec du PA11, PA12 et PA6. Elle est équipée d’un système optimisé de gestion de la température en temps réel et chauffe plus rapidement et de manière plus uniforme. Cette imprimante 3D SLS est dotée d’un grand distributeur de poudre pour garantir une alimentation suffisante pendant l’impression – d’ailleurs, la EP-P420 gère le matériau en temps réel pour économiser au maximum la poudre.

Crédits photo : Eplus3D

Farsoon et son imprimante 3D SLS Flight® HT601P-4

Le fabricant chinois Farsoon propose lui aussi de multiples solutions de fabrication additive à base de poudre, que ce soit de la famille des polymères ou des métaux. Parmi les machines SLS, on retrouve la Flight® HT601P-4 qui a été pensée pour une production industrielle en série rapide et efficace. Il faut savoir qu’elle est équipée de quatre lasers à fibre de 300 W, permettant un balayage à 20 m/s. Sa chambre peut chauffer jusqu’à 220°C ce qui élargit le champ des possibles en termes de matériaux compatibles – PA6, PBT, PA11, PA12 ou encore TPU. Sachez qu’elle dispose d’un volume d’impression généreux de 600 x 600 x 600 mm.

La CF200 de TPM3D

TPM3D propose plusieurs imprimantes 3D SLS industrielles : des imprimantes industrielles de grande taille, des imprimantes compactes de haute précision, une imprimante haute température pour le PEEK et le PEKK, et bien d’autres encore. En 2025, l’entreprise a lancé la Carbon Fiber 200 (CF200), positionnant cette machine comme une imprimante 3D SLS propre et compacte. Contrairement à sa gamme industrielle de solutions SLS, la CF200 est destinée aux laboratoires de R&D ou aux bureaux, ce qui signifie qu’elle est équipée d’un système de gestion de poudre entièrement fermé et présente une complexité réduite. La machine occupe moins d’un mètre carré et fonctionne en mode « plug-and-print » standard sur une prise 220 V. Elle offre un volume d’impression de 200 × 200 × 320 mm et est compatible avec les matériaux PA11, PA12, PA12 GF, PA12 CF et TPU. La CF200 s’associe à la PPS200, une solution de dépoudrage, pour un flux de travail fluide et accessible.

La Supermaker SLS 3540 Pro de Zonghen3D

Cette machine de Zonghen3D offre des performances de niveau industriel pour la production à grande échelle. Compatible avec le PA12, la SLS 3540 Pro dispose d’un volume d’impression de 350 x 350 x 430 mm et peut s’intégrer aux flux de production existants. De plus, cette solution est équipée d’un système automatisé de gestion de la poudre qui permet de réduire les temps d’arrêt. La SLS 3540 est équipée d’un laser à fibre optique de 1 x 300 W. Zonghen3D propose également une machine plus compacte destinée aux petites et moyennes entreprises, la SLS 2030, dotée d’un volume d’impression réduit et d’un laser à fibre optique de 1 x 40 W. Contrairement à la SLS 3540, la 2030 est compatible avec le PA11, le PA12, le TPU et le nylon GF. Les deux machines ont une vitesse de balayage de 8 à 15 m/s, une température maximale de la chambre de 190 °C et une épaisseur de couche de 0,1 à 0,3 mm.

Crédits photo : Zonghen3D

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Un commentaire

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  1. Cet article sur les imprimantes 3D SLS de 2022 est vraiment intéressant ! J’apprécie la façon dont vous avez détaillé les différentes machines et leurs spécificités. Cela m’aide beaucoup à mieux comprendre le marché actuel. Merci pour ces précieuses informations !

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