C’est une rentrée pour le moins réussie qu’effectue l’impression 3D en France. L’entreprise Dagoma, basée à Roubaix, a annoncé il y a quelques jours avoir levé près de 3 millions d’euros afin de financer sa croissance future. L’occasion pour le fabricant de la célèbre Discovery 200 de passer à l’étape supérieure.
Cet investissement provient en particulier de Olivier Leclercq, ancien président de Decathlon et actuel PDG de la chaîne d’appartements hôtels Olivarus. La firme du Nord se réjouit d’ores et déjà de cet arrivée d’argent qui lui permettra entre autres d’embaucher. Dagoma, qui compte pour le moment 26 salariés espère ainsi recruter une quinzaine de personnes dans les mois à venir
Le fabricant Dagoma profitera de cet investissement pour embaucher mais aussi enménager dans des locaux plus spacieux
Olivier Leclerq justifie son choix : « J’ai été séduit par l’énergie et la capacité d’innovation des équipes de Dagoma pour rendre l’impression 3D accessible au plus grand nombre. Je suis ravi des les accompagner dans leur développement en France et très vite à l’international. »
Le fabricant français souhaite en effet davantage développer son activité en France avant de se tourner vers d’autres pays. Dagoma devrait également ouvrir prochainement un centre de formation et de maintenance dédié à l’impression 3D dans le sud-ouest à Pessac.
Gauthier Vigneron et Matthieu Régnier, fondateurs de Dagoma en 2014
L’entreprise créée par Matthieu Régnier et Gauthier Vignon a également profité de son expansion pour changer de locaux et s’installer dans un pôle réunissant de nombreuses start-up dans le quartier de Blanchemaille à Roubaix. Vincent Fournier, actuel directeur général de Dagoma, se réjouit : « C’est bien de se retrouver dans un environnement high-tech, on espère bien que Blanchemaille nous permettra de poursuivre notre développement. »
Un investissement de 3 millions d’euros, des embauches, de nouveaux locaux, Dagoma en a également profité pour annoncer la sortie de la nouvelle version de son imprimante 3D : la DiscoEasy 200. Cette dernière sera disponible en kit pour un prix de 299€ ou bien 399€ déjà assemblée. Une machine qui permet d’imprimer en PLA et dispose d’un volume d’impression maximum de 200 x 200 x 200 mm.
La DiscoEasy 200, dernière imprimante 3D de Dagoma, disponible en kit pour 299 euros
Le site de Dagoma précise que cette nouvelle imprimante 3D, dont le design a été épuré, est plus silencieuse lors de l’impression et son assemblage a été simplifiée. La DiscoEasy 200 est entièrement construite en France, fidèle à la réputation de Dagoma, et est composée à 40% de pièces imprimées en 3D. La DiscoEasy 200 qui ne pèse que 5kg affiche enfin une vitesse d’impression de 30 à 100 mm/s.
Avec cet investissement de 3 millions d’euros, Dagoma porte haut l’impression 3D made in France et dévoile clairement ses ambitions de développement pour 2017.
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