Le CHU de Bordeaux utilisera l’impression 3D pour préparer ses opérations

Dans le cadre d’une collaboration internationale, le CHU de Bordeaux annonce déployer le recours à l’impression 3D pour la planification d’opérations chirurgicales complexes au sein de son département d’Urologie et de Transplantation Rénale.

Le rein étant un organe profond, enfoui au fond de l’organisme, la préparation des étapes d’interventions à mener ne pouvait jusqu’ici s’appuyer que sur des scanners 2D du patient, nécessitant un réel effort d’imagination pour le chirurgien. Dorénavant, il pourra compter sur l’impression 3D pour obtenir des modèles physiques afin de planifier au mieux le retrait d’une tumeur au niveau du rein par exemple.

Le Dr. Bernhard du CHU de Bordeaux

« La technologie d’impression en 3D annonce effectivement une nouvelle ère », commente le Dr Bernhard du CHU de Bordeaux. « Un scan donne de bonnes informations, mais seulement en 2D. Le chirurgien doit reconstruire mentalement le volume en 3D de la tumeur et estimer sa localisation dans le volume total du rein » poursuit-il.

« La possibilité de visualiser la localisation précise d’une tumeur par rapport aux autres éléments, et en trois dimensions, facilite grandement notre tâche ».

Pour y arriver, le service d’urologie utilisera des modèles imprimés en 3D en couleur et transparents produits sur une imprimante 3D Objet500 Connex3 de chez Stratasys. Selon le Dr Jean-Christophe Bernhard, c’est actuellement le seul hôpital en France, et l’un des premiers au monde, à employer cette technologie multi-matériaux couleur pour les cas complexes de retrait de tumeurs rénales.

L’imprimante 3D Objet500 Connex3 de chez Stratasys, multi-matériaux et couleur

L’étude préalable à l’opération permet pour les médecins d’identifier et d’éviter les dommages sur les artères et les vaisseaux adjacents, susceptibles de survenir lors d’un retrait total du rein. Le fait d’épargner le rein du patient est vital, car cela réduit les possibilités de souffrir de troubles rénaux chroniques.

« Le fait de disposer d’un modèle imprimé en 3D représentant la tumeur du patient, les artères et les vaisseaux principaux, chacun d’une couleur différente, donne une image précise de ce que nous allons voir au cours de l’opération », déclare le médecin.

Le CHU de Bordeaux aura la possibilité d’imprimer dans trois matériaux : VeroClear transparent pour représenter la masse du rein, rouge pour les artères et jaune pour le tractus digestif. Le rouge et le jaune sont alors mélangés à la volée pour produire la couleur orange représentant la tumeur.

Un modèle de rein imprimé en 3D au CHU de Bordeaux

« Le matériau transparent de Stratasys est fondamental puisqu’il nous permet de voir à l’intérieur et d’estimer la profondeur à laquelle se trouve la tumeur », explique le Dr Bernhard. « Il est ainsi possible de voir les artères et les cavités qui collectent l’urine, afin de déterminer si l’une des artères est en contact avec la tumeur. Nous devons éliminer la tumeur, mais sans pour cela endommager d’autres composants vitaux qui permettent au rein de réaliser ses fonctions. Cet équilibre est beaucoup plus facile à atteindre avec l’impression 3D. »

Le Dr Bernhard pense que l’utilisation de modèles imprimés en 3D ne peut se limiter à la chirurgie rénale et pourrait être tout aussi utile pour d’autres organes du corps humain. Les modèles imprimés en 3D devraient également permettre d’améliorer la formation des chirurgiens ainsi que le processus d’explication aux patients.

« La description du retrait d’une tumeur rénale à l’aide d’un scan ou d’un schéma en 2D laisse généralement la plupart des patients quelque peu perplexes », explique-t-il. « Leur présenter un modèle en 3D qui montre clairement la tumeur les met à l’aise et leur permet de comprendre exactement ce que nous allons faire. Un questionnaire diffusé à des patients montre en effet que la vision de modèles imprimés en 3D augmente leur compréhension de l’opération de plus de 50 % ».

Plus d’informations sur le site du CHU de Bordeaux ICI

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Alex M.

Fondateur de 3Dnatives

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Alex M.

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