Automobile et Transports

L’hypercar Bugatti Tourbillon intègre un châssis imprimé en 3D

Le constructeur automobile Bugatti vient de révéler la dernière génération de ses hypercars : baptisée Tourbillon, celle-ci est un condensé de technologies, puissance, luxe et aérodynamique. Succédant à la Chiron, cette nouvelle hypercar de 1 800 ch intègre surtout un nouveau châssis et une suspension, imprimés en 3D via le Divergent Adaptive Production System, une solution logicielle et matérielle de l’entreprise américaine Divergent qui permet de repenser la conception et d’imaginer une structure plus légère et performante. Ainsi, Bugatti a pu s’appuyer sur les avantages de la fabrication additive métal, notamment une réduction du poids de la suspension de 45 %.  

D’une longueur de 4,67 mètres, la Bugatti Tourbillon peut atteindre 400 km/h en seulement 25 secondes grâce à l’intégration d’un système hybride : l’hypercar est équipée d’un moteur 16 cylindres ainsi que de trois moteurs électriques, deux à l’avant et un sur l’essieu arrière. Le constructeur a misé sur la puissance sans toutefois négliger le confort et le style de la voiture. Bien que l’extérieur s’inspire fortement du modèle précédent, l’intérieur est très luxueux. Et pour cause, l’habitacle compte sur des accessoires imaginés par un horloger suisse ! Le tableau de bord est composé de 600 pièces, dont des pierres précieuses comme rubis et le saphir. Son écran, entouré de cuir, n’apparait que si le conducteur le demande. Bref, on peut dire que la Tourbillon porte bien son nom ! Et sous le capot, c’est encore une autre histoire. 

L’intérieur de la Bugatti Tourbillon

Bugatti a donc travaillé avec Divergent pour concevoir un tout nouveau châssis et une suspension plus légère. L’ajout de trois moteurs électriques aurait pu augmenter le poids de l’hypercar mais c’était sans compter sur le système de fabrication de l’entreprise californienne qui s’appuie sur l’impression 3D et l’intelligence artificielle pour optimiser les performances. Le châssis de la Tourbillon possède donc une suspension multibras imprimée en 3D en aluminium – dans l’hypercar Chiron, le châssis était un acier et c’était un système à double triangulation. Ce changement de méthode de fabrication aurait permis au constructeur de réduire de 45 % le poids de la suspension.  

Mate Rimac, PDG de Bugatti Rimac, ajoute : « Nous sommes ravis d’annoncer ce partenariat après avoir travaillé en étroite collaboration au cours des dix-huit derniers mois. Il est clair que Divergent est le leader de l’industrie en matière d’ingénierie numérique et de fabrication additive. Ces composants optimisés du châssis trouveront parfaitement leur place dans notre véhicule le plus avancé à ce jour« . 

La voiture est plus légère et s’appuie sur 1 800 chevaux

La Bugatti Tourbillon peut également compter sur de nombreux renforts structurels imprimés en 3D, mais aussi sur des matériaux repensés. Par exemple, un composite de carbone a été privilégié pour concevoir la structure de la voiture, mais aussi les conduits d’air à l’avant ou encore le diffuseur arrière. Tous ces facteurs permettent de réduire le poids du véhicule tout en proposant une performance élevée et une aérodynamique importante. La Bugatti Tourbillon sera disponible au prix de 4 millions d’euros : vous pouvez retrouver plus d’informations ICI.

Que pensez-vous de l’hypercar de Bugatti ? Partagez votre avis dans les commentaires de l’article. Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne YouTube ou suivez-nous sur Facebook ou LinkedIn !

*Crédits de toutes les photos : Bugatti

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

Share
Publié par
Mélanie Wallet

Articles récents

#Startup3D : Kupros et son filament de cuivre conducteur pour l’électronique FDM

Lorsque Ian Ramsdell, fondateur de Kupros, a commencé à interroger des spécialistes de l’électronique sur…

6 août 2026

La batterie zinc-ion imprimée en 3D de l’UCLA stocke 7 fois plus d’énergie

Une équipe de recherche dirigée par l’UCLA a utilisé l’impression 3D pour fabriquer une électrode…

5 août 2026

Tout savoir sur l’impression 3D d’acier

L'acier est un métal bien connu dans le secteur de la production industrielle et de…

4 août 2026

Craitor, l’entreprise à l’origine de FieldFab, une imprimante 3D destinée aux environnements extrêmes

L’année dernière, les troupes américaines ont démontré à quel point la fabrication additive avait progressé…

3 août 2026

Du tissu rénal et hépatique bio-imprimé pour la première fois dans l’espace

L'entreprise américaine Auxilium Biotechnologies est parvenue à bio-imprimer du tissu rénal et hépatique dans l'espace…

31 juillet 2026

Pourquoi l’industrie de la fabrication additive ne peut pas manquer le salon NPE2027

Le secteur de la plasturgie évolue rapidement, et avec lui, les frontières de la production…

30 juillet 2026

Ce site utilise des cookies anonymes de visite, en poursuivant vous acceptez leur utilisation.