Dans les industries de l’aéronautique et de l’aérospatiale, la fabrication additive est en passe de devenir une technologie majeure. De par ses bénéfices, comme la liberté de conception et la réduction des temps et coûts de construction, l’impression 3D a séduit bon nombre d’acteurs du secteur. À l’image de Fleet Space qui développe des satellites imprimés en 3D ou de Luyten qui souhaite imprimer des structures sur la Lune, la technologie est de plus en plus répandue. Et son adoption ne cesse de croître. Boeing, le géant de l’aéronautique déjà adepte de la fabrication additive, s’est associé avec le fabricant d’imprimantes 3D australien Titomic pour continuer de faire évoluer l’impression 3D dans le secteur spatial.
Fort d’une subvention de 2,325 millions de dollars accordée par le gouvernement australien, Boeing et Titomic ont pour objectif d’étudier l’utilisation de poudres de titane durables dans les processus d’impression 3D. Ces matériaux participeront à la production de pièces destinées aux véhicules spatiaux et aux satellites. Paul Watson, directeur de l’ingénierie et de la production aérospatiale de Boeing Defence Australia, explique l’intérêt de cette collaboration : « Ce partenariat démontrera que la technologie de fabrication additive, ou l’impression 3D à grande échelle, utilisant le titane vert, permet de produire des composants très résistants et légers qui ont de nombreuses applications dans le secteur spatial. »
Une imprimante 3D de Titomic basée sur le procédé TKF (crédits photo : Michael Petch)
Déjà utilisé dans l’industrie aérospatiale, le titane séduit par son rapport résistance/poids élevé ainsi que par son excellente résistance à la corrosion. Et afin d’exploiter ce matériau, le fabricant australien fournira ses propres machines basées sur le procédé Titomic Kinetic Fusion (TKF). Cette technologie, qui a recours à la projection à froid, aussi connue sous le nom de Cold Spray, projette à très grande vitesse des particules de titane sur le support d’impression pour les fusionner et ainsi former la pièce souhaitée. Grâce à ce procédé et ce matériau, les deux entreprises espèrent donc être en mesure de concevoir des pièces destinées au secteur aérospatial de haute qualité mais surtout durables.
Évidemment, Titomic n’en est pas à son coup d’essai. En 2019, l’entreprise dévoilait un drone XXL imprimé à partir de titane et à l’aide du procédé TFK. M. Watson conclut en revenant sur l’association entre le géant de l’aéronautique et son entreprise : « Dans le cadre de cet accord, Boeing fournira les conceptions et l’expertise en ingénierie pour permettre à Titomic de faire la démonstration de sa technologie de pointe de fabrication additive par fusion cinétique sur la production de pièces spatiales.«
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