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Poietis signe un accord avec Prometheus pour bio-imprimer du cartilage

Le spécialiste français de la bio-impression, Poietis, a annoncé un nouvel accord de recherche avec Prometheus, le département d’ingénierie tissulaire de KU Leuven en Belgique. Leur objectif est de développer la bio-impression de médicaments de thérapie innovante dans la régénération du cartilage. Pendant 2 ans, les deux acteurs devraient trouver des solutions dans le domaine de l’ingénierie tissulaire afin de créer des cellules de cartilage.

L’ingénierie tissulaire permet de comprendre les différentes fonctions et les structures de tissus à la fois normaux et pathologiques afin de trouver des substituts biologiques pouvant restaurer, maintenir ou améliorer les fonctions de ces tissus. Un marché qui représentait 4,7 milliards de dollars en 2014 et qui devrait atteindre 11,5 milliards en 2022. Le développement des différentes technologies de bio-impression contribue largement à cette croissance puisqu’elles permettent de créer des structures cellulaires complexes plus rapidement et à moindre coût.

Une des bio-imprimantes de Poietis

La bio-impression au service de l’ingénierie tissulaire

En signant cet accord de recherche avec Prometheus, Poietis pourra bénéficier de son expertise en ingénierie tissulaire et plus particulièrement en régénération ostéo-cartilagineuse. La plateforme belge est en effet spécialisée dans le développement de médicaments de thérapie innovante là où les besoins médicaux ne sont pas satisfaits. L’entreprise française élargit ainsi l’ensemble de ses partenaires, quelques mois après avoir signé un accord avec BASF pour bio-imprimer de la peau et L’Oréal pour reproduire des follicules pileux.

Le professeur Frank Luyten, Directeur de Prometheus affirme « La médecine régénératrice promet d’offrir des thérapies efficaces pour les défauts du cartilage et de l’os, qui ne guérissent pas et demeurent à l’heure actuelle des besoins médicaux non satisfaits. Lorsque l’environnement squelettique est compromis, notamment dans le cas de fractures non consolidées pendant longtemps, et en présence d’autres sources de morbidités, telles que le diabète et le vieillissement, le potentiel de réparation endogène devient insuffisant. Il convient alors de développer des stratégies d’ingénierie tissulaire, telles que la production de tissus vivants implantables fabriqués in vitro. Notre ambition est de combiner les technologies cellulaires de Prometheus avec la technologie de bio-impression de Poietis pour traiter efficacement ces défauts.« 

La technologie de bio-impression de Poietis pourra permettre de créer des cellules de cartilage

La technologie développée par Poietis devrait donc permettre de créer des tissus directement implantables sur des patients souffrant de maladie osseuse ou de fractures. L’objectif est de concevoir des produits thérapeutiques plus accessibles et surtout facilement reproductibles. Un avantage clé pour le Dr Ioannis Papantoniou, Coordinateur des bio-procédés pour les médicaments de thérapie innovante à KU Leuven, qui explique : « La capacité de concevoir et fabriquer des tissus par bio-impression 3D ouvre des possibilités sans précédent en matière de contrôle des caractéristiques et de la qualité des implants artificiels vivants pour la régénération des défauts ostéo-articulaires. La capacité d’automatisation de la technologie de Poietis s’avérera également déterminante pour la production de produits tissulaires conformes aux normes BPF (Bonnes Pratiques de Fabrication). » Ce partenariat représente donc le premier partenariat clinique pour le spécialiste française, jusqu’ici habituée à travailler pour des laboratoires pharmaceutiques et cosmétiques. 

Il faudra toutefois attendre 4 voire 5 ans avant que les premiers essais cliniques ne soient réalisés mais cet accord est un bon début pour le secteur de la bio-impression. Vous pouvez retrouver davantage d’informations dans le communiqué de presse officiel.

Que pensez-vous de cet accord de recherche? Partagez votre opinion en commentaires de l’article ou avec les membres du forum 3Dnatives.

Crédits photo couverture : Georges Gobet / AFP

Mélanie Wallet

Diplômée de l'Université Paris Dauphine, je suis passionnée par l'écriture et la communication. J'aime découvrir toutes les nouveautés technologiques de notre société digitale et aime les partager. Je considère l'impression 3D comme une avancée technologique majeure touchant la majorité des secteurs. C'est d'ailleurs ce qui fait toute sa richesse.

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Mélanie Wallet

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