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Des implants mammaires imprimés en 3D testés sur l’homme

À l’image d’Healshape et de Lattice Medical dans l’Hexagone, de plus en plus d’entreprises se tournent vers l’impression 3D afin de développer des implants mammaires. De l’autre côté du Rhin, la société BellaSeno a des ambitions similaires. Dans ses locaux basés à Leipzig  et Brisbane, respectivement en Allemagne et en Australie, l’entreprise développe grâce à la fabrication additive des implants mammaires capables de se résorber au fil du temps. Après une levée de fonds de 4,2 millions d’euros en 2019, et diverses expériences réalisées au cours des dernières années, BellaSeno a annoncé que des premiers tests allaient être réalisés sur 10 patients atteints d’une déformation thoracique. 

Comme vous vous en doutez, ces implants sont destinés aux personnes victimes de maladie touchant la poitrine, comme le cancer du sein, dont les traitements sont souvent longs et douloureux. Et à travers cette nouvelle méthode de traitement, BellaSeno espère pouvoir soulager les patients. Dr Tobias Grossner, Chief Medical Officer au sein de BellaSeno, confie : « Cet essai est une étape très importante pour nous, qui nous permet de démontrer que notre approche est non seulement sûre, mais qu’elle entraîne des améliorations substantielles en termes de sécurité, de santé et de qualité de vie à long terme. » Il ajoute : « Nous espérons vivement que les essais confirmeront une fois de plus notre concept de reconstruction tissulaire guidée par échafaudage. »

Les implants de BellaSeno. (Crédits photo : BellaSeno)

Les caractéristiques des implants mammaires de BellaSeno

Afin de concevoir ses implants résorbables, la société allemande a développé une solution d’impression 3D pouvant prendre en charge des matériaux cliniquement compatibles. Dotés de la certification ISO 13485, un référentiel intégrant des exigences particulières au domaine des dispositifs médicaux, ils sont fabriqués à partir de polycaprolactone, un matériau de suture utilisé dans le domaine de la santé. Afin que les implants soient totalement résorbés, un délai pouvant atteindre les 5 ans est nécessaire. Une fois ce laps de temps passé, les implants sont totalement dissouts et remplacés par des cellules graisseuses. 

Le Dr Michael Wagels, membre de l’équipe à l’origine du projet, conclut : « Nous sommes ravis d’être le fer de lance de l’administration de nouveaux implants entièrement résorbables pour les applications de reconstruction des tissus mous. Il existe un besoin évident d’une alternative sûre aux matériaux alloplastiques contemporains et aux techniques opératoires dans le pectus excavatum et la chirurgie mammaire. Disposer d’implants personnalisables qui se résorbent en laissant derrière eux les propres tissus du patient est un grand pas en avant.« 

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Crédits photo de couverture : BellaSeno

Philippe G.

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  • Si les implants mammaires testés sur l'homme donnent de bons résultats seront-ils également testés sur la femme ?

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Philippe G.

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